jeudi 10 octobre 2013

Suits

Tu sais ce que c'est les vacances, on se repose, on prend le temps de finir ce bouquin qui traine - pour moi c'était Mange, Prie, Aime, je l'ai adoré, alors si tu veux que je t'en parle dans un prochain article tu peux le dire -, on prend plein de photos qu'on ne retouche jamais, on bronze beaucoup et on attrape des coups de soleil, du coup on se fait des masques le soir, on voit beaucoup trop de gens et on fait beaucoup trop de route, on commence une nouvelle série, juste pour voir.

C'est comme ça que juste pour voir, et parce que j'en avais entendu beaucoup de bien, j'ai commencé Suits.


Suits, à l'origine, n'avait rien d'une série pour moi. En lisant la description, je m'étais contentée de faire un vague "une série dans un cabinet d'avocats d'affaires, beurk", et bon, franchement, ça parait pas super engageant pour toi non plus, avoue. Pas de cadavres, du droit en pagaille, des gens habillés comme des pingouins, en fait je voyais plutôt ça comme un somnifère, je l'avoue.

J'avais tord. Parce qu'en fait, Suits est loin d'être juste une série sur un cabinet d'avocats d'affaires, et dès le pilot, tu sais que tu vas regarder tous les suivants, jusqu'au bout.

Ce premier épisode met en scène les deux personnages principaux de la série, ainsi que l'intrigue. Mike est un jeune un peu paumé, incroyablement intelligent et doté d'une fabuleuse mémoire photographique. Il n'a aucun diplôme mais "gagne sa vie" en passant des examens à la place des autres étudiants. Harvey est un jeune avocat talentueux, vraie petite star au sein du cabinet Pearson Hardman. Suite à une promotion, il doit trouver un associé junior pour travailler avec lui. Une règle au sein de Pearson Hardman : cet associé doit impérativement sortir de Harvard, ce qui ennuie considérablement Harvey, qui trouve ces jeunes étudiants parfaits parfaitement ennuyeux.


Suite à un quiproquo, Mike se retrouve propulsé en entretien avec Harvey, qui comprend bien que le jeune homme n'a rien à faire là, mais s'amuse à lui faire passer un test. Impressionné, il embauche Mike sur le champ. Il va alors falloir réussir à travailler au sein du cabinet tout en cachant à tous le fait que Mike ne vient ni d'Harvard, ni d'aucune autre école de droit...


Que vous dire sur Suits ? Cette série est fabuleuse. Les dialogues sont un vrai délice tellement les personnages ont du répondant, c'est un peu comme regarder Docteur House, mais en version avocat, avec des personnages un peu plus poussés et un ton plus autoritaire. Les scenarios sont complexes, réfléchis. Il y'a toujours de l'action, on se s'ennuie pas une seule seconde comme on aurait pu le craindre - enfin comme je le craignais, je l'avoue -. Les personnages secondaires sont tout aussi géniaux que les principaux - avec une grosse préférence pour Donna, pour ma part -. Et les deux hommes sont beaaaaaaux - je suis amoureuse d'Harvey, voilà -.


Maintenant tu sais, si jamais tu t'ennuies depuis que toutes les bonnes séries ont tiré leur révérence, tu peux te diriger vers les 2 saisons et demi de Suits les yeux fermés, enfin non, mais bref, tu m'auras comprise.




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dimanche 1 septembre 2013

Ce regard que l'on porte aux autres...et à soi

Il y a quelques mois de ça, je lisais cet article d'Odile Sacoche. Ce blog, je l'adore, il est plein de joie et de choses futiles, un vrai remède contre la déprime, si si, essayes, je te jure, ça marche.

Bref, Odile, elle parlait du jugement qu'on se porte à nous même, et du jugement qu'on porte sur les autres, surtout sur le physique, surtout quand on est des filles. Et ça m'a parlé, énormément.

Parce que des saletés sur les autres, j'en entends à longueur de journée. Parce que les gens, et malheurement souvent les filles, adorent baver sur les autres, beaucoup, et plus c'est méchant plus ça plait.

Oh généralement, on ne bave pas sur tout le monde, on en choisit une en particulier et on la taille dans son dos. Unetelle a des cheveux comme ci, et vu ce qu'elle mange c'est pas étonnant qu'elle ait ce ventre, et puis franchement elle a dit ça l'autre jour elle est vraiment grave.

J'ai résumé hein, non parce qu'on peut y passer des heures, à baver sur Unetelle. Mais franchement, qu'est ce que ça change à notre vie, qu'elle ait des cheveux comme ci, ou un ventre comme ça, ou qu'elle ait fait une remarque maladroite ?

Ça change rien, non, mais pendant qu'on dit ça sur elle, on se sent drôlement mieux, drôlement plus belle, plus fine, et plus intelligente qu'elle. C'est une façon de s'élever en nivelant vers le bas, une façon de regonfler sa confiance en soi en descendant les autres avec des défauts souvent imaginaires.

Et encore, des fois c'est même pas Unetelle, c'est la fille lambda croisée dans la rue au mauvais moment, dont le look ou la gueule ne plait pas, et voila.

Odile, elle pense qu'on devrait avoir un regard plus bienveillant envers les autres, qu'on arrête de les critiquer parce qu'elles nous rendent jalouses, ou parce qu'on est persuadées d'être mieux qu'elles. En fait chacun est différent, personne n'est mieux ou moins bien, les gens sont justes...uniques.


Mais ce regard bienveillant, il ne faut pas simplement le réserver pour les autres, il faut aussi l'appliquer sur soi. Se regarder dans le miroir et savoir aussi se trouver jolie, savoir aussi se rendre compte de ses qualités, de ses réussites, se pardonner ses erreurs, ses défauts. Nous avons tous des défauts, mais heureusement, nous avons aussi tous des qualités, physiques et mentales. Et il vaut toujours mieux voir ses qualités et s'aimer pour celles-ci plutôt que de voir ses défauts et de s'en vouloir à cause d'eux.

Et ça, je crois que c'est encore plus dur, parce que personnellement, j'ai très facilement un regard bienveillant sur les autres. Je ne critique jamais le physique des gens, même si j'avoue que cela m'arrive pour leurs actes, et même si cela reste plus compréhensible, je ne pense pas que ça soit bien pour autant - mais tout le monde a ses défauts, on a dit -. En revanche, le regard bienveillant sur moi-même...ahem, y'a encore beaucoup de boulot.

C'est drôle non, de voir que je suis capable de trouver une fille très ronde magnifique, alors que je me trouve affreuse dès que j'ai deux kilos de trop ? De trouver une fille superbe même quand sa peau n'est pas parfaite, alors que je voudrais me cacher dans un trou de souris dès qu'un bouton pointe son nez. D'avoir l'impression que les autres réussissent mieux, sont plus intéressants que moi, alors que tous les gens autour de moi s'accordent à dire que j'ai déjà eu 10 vies vu tout ce que j'ai pu faire jusque là ? Le plus drôle, c'est encore d'entendre les gens parler de moi en bien, et de me rendre compte que je ne me reconnais pas du tout dans ce qu'ils disent, que je n'ai jamais pu voir ces qualités en moi. 

Alors hop, le regard bienveillant, ça n'est pas que pour les autres, c'est aussi bon pour moi. Alors ma petite Habana, tu vas faire des efforts pour ne plus critiquer personne, pour ne plus te comparer aux autres, et pour reconnaître tes qualités telles qu'elles sont.

Et toi derrière ton écran, toi qui me lis dans l'ombre, bien planquée, même punition, épicétou.

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dimanche 25 août 2013

Lundi matin

J'aime pas trop les matins. Je crois que je n'ai en fait jamais aimé les matins. Depuis que je suis gosse, je suis plutôt du genre couche-tard et lève-tard. Du coup le réveil à 7h, c'est vraiment, vraiment la souffrance.

En fait s'il y'a bien deux minutes dans la journée ou je voudrais que la vie m'abandonne, ce sont les deux premières, celles où le réveil sonne et où je crève d'envie que la matinée m'oublie, qu'elle me laisse tranquille au fond de mon lit.

Elle ne m'oublie jamais.

Je crois que le lundi, c'est le pire jour pour mon réveil - avec le jeudi, parce que le jeudi tu as déjà une bonne partie de la semaine dans les pattes, mais c'est pas encore le dernier jour, alors le jeudi c'est le jour que je voudrais bien sauter aussi, dans la semaine -, le lundi, j'ai toujours mal dormi, j'ai toujours passé un bon weekend, j'ai toujours envie d'un troisième jour de weekend.

Le lundi, j'ai pas du tout envie de passer ma semaine derrière mon bureau, en fait, surtout derrière celui-ci, à faire mes petits excels et mes brochures sur InDesign, en me demandant sans cesse s'ils vont pas encore me sortir un truc farfelu de leur chapeau. Nan parce que certaines semaines ils sont drôles, ils ont des trucs à faire, mais ils savent pas bien à qui les donner. Je vais te dire un secret : sur les 50 personnes de l'entreprise, ben ce genre de choses, ça retombe toujours sur moi, c'est comme ça que je me retrouve à faire du dessin industriel alors que je ne bosse pas pour l'usine - et que si tu me connais, tu sais parfaitement que ça n'est pas du tout mon domaine -, ou encore que je m'improvise juriste d'entreprise parce qu'il leur faut un règlement de jeu-concours et que bon, comme c'est moi qui fais le bulletin de participation, tu comprends...

Je m'en fiche un peu en fait, j'aime bien faire des choses différentes, j'aime bien aller chercher sur Google dans les textes de lois ce que je dois mettre dans ce règlement, j'aime bien descendre à l'usine pour leur demander comment je dois faire le design de leur pièce. J'apprends plein de choses quand je fais ça, et comme je suis une curieuse, ben finalement ça me plait plutôt bien et ça me change de mes excels et InDesign.

Sauf que voila, lundi, quand le réveil a sonné, j'ai senti que j'arrivais vraiment sur mes limites, que je ne supportais plus ce poste, qu'il ne me donnait même pas la motivation suffisante pour me lever à une heure me permettant de me doucher, prendre un petit déjeuner, bien me saper et me maquiller. Nan, j'arrive au boulot propre et repue, mais sapée n'importe comment, sans bijoux et jamais maquillée.

Et pourtant je peux te dire, j'ai beau être naturelle, je suis quand même une coquette, mis à part pour le boulot, je ne sors jamais sans 2-3 bijoux, sans mon maquillage, sans parfum et sans avoir passé 20 minutes à penser à ma tenue.


Lundi, j'ai vraiment senti qu'il était temps de se tirer d'ici, de trouver enfin un job qui corresponde réellement à mon niveau d'étude et à mes compétences, qui me lance des défis régulièrement, qui me pousse un peu plus loin chaque jour, qui me fasse sortir de ma zone de confort pour m'obliger à m'améliorer encore et encore.

J'ai envie d'avoir envie de me lever le lundi matin, de me lever tous les matins assez tôt pour pouvoir aller au bureau propre, avec un bon petit déjeuner dans le ventre, et jolie, en prime. Et surtout d'avoir envie d'être là où je suis.


Alors lundi, en me levant, je me suis dit qu'il fallait que ce genre de réveil s'arrête, que je ne voulais pas d'un job qui me donne envie de rester au lit toute la journée, que je méritais quand même mieux que ça, que c'était affreux d'avoir fait 6 ans d'études supérieures pour finalement détester son travail à ce point.

Et je me suis félicitée d'avoir relancé tous mes contacts le weekend dernier, même ceux que je n'osais pas relancer. Parce qu'ils ont super bien réagi, mes contacts, parce que l'on m'a proposé de l'aide, et aussi fixé un rendez-vous, parce que même si ça n'est pas quelque chose qui va me donner un nouveau poste dans l'immédiat, ça fait du bien de se sentir soutenue, de sentir que certains croient en moi, de me rendre compte que la personne qui a vu le plus gros travail de toute ma vie jusque là me considère comme une personne intelligente, talentueuse et créative, alors que je n'aurais jamais osé employer un seul de ces adjectifs pour me qualifier.

Alors voila, lundi je me suis dit qu'il était temps que je me fasse un peu confiance, et surtout que j'ai confiance en mes capacités. Il est temps que je postule pour tous ces postes que je pourrais obtenir mais qui me font peur, parce que je n'ai pas assez confiance en moi pour croire que j'ai les compétences pour les occuper. Si j'en crois l'évaluation de ma thèse professionnelle, mon travail fait partie des meilleurs que mon tuteur de thèse ait vu jusque là, alors pourquoi je ne serais pas capable d'occuper le même poste que celui que mes anciens camarades de promo occupent ?


2013 avait très mal commencé, mais je sens que le vent va tourner, parce que je le fais tourner moi-même, ce vent. Parce que j'ai compris que dans n'importe quel domaine de la vie, les bonnes choses n'arrivent pas par hasard, elles arrivent parce que l'on fait tout ce que l'on peut pour ça.

Je sens que 2013 va vraiment être une année importante pour moi, parce qu'elle est l'année où j'arrête de regarder en arrière en me sentant coupable de tout, où j'arrête de m'en vouloir pour des choses qui n'ont plus d'importance aujourd'hui, et où enfin je commence à vraiment bouger pour me construire la vie que je veux.

Je tâtonne encore un peu, je suis un peu perdue, je crois que je ne sais plus vraiment ce que je veux, mais j'ai arrêté de fuir, j'ai arrêté de faire l'autruche, et je me bouge enfin pour avoir ce que je veux réellement.

Et j'espère, vraiment, vraiment, que ça paiera, tous ces efforts.


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jeudi 18 juillet 2013

La règle des trois unités

J'ai attendu, pas mal de temps avant de te parler de cet EP. Parce que j'ai mis un peu de temps à l'apprivoiser, parce que j'ai probablement mis trop de temps à le comprendre.

Ben Mazué - mais si tu connais je t'en ai déjà parlé - a sorti un nouvel EP, en version digitale. Un EP qui s'appelle "La règle des Trois Unités".


Oui je sais, c'est un peu bizarre comme nom, mais il y'a une explication. La règle des trois unités, c'est une règle de théâtre classique - ouais, je sais, c'est pas ton domaine, mais le mien non plus, rassure toi - qui a pour but de capter l'attention du spectateur jusqu'à la fin de la pièce. Les trois unités sont l'unité de temps, l'unité d'action et l'unité de lieu : l'unité de temps parce que la durée de l'action de la pièce ne doit pas excéder les 24h, l'unité d'action car la pièce ne doit mettre en scène qu'une action principale, et l'unité de lieu car la pièce ne doit se dérouler qu'à un seul endroit.

Ben Mazué s'est donc amusé à enfermer toute son équipe une journée entière dans un appartement à Montparnasse pour enregistrer les six jolis morceaux de sa petite pépite.



Bien plus doux que son album, j'ai d'abord eu l'impression qu'il manquait quelque chose par rapport à celui-ci, j'ai eu du mal à le comprendre, j'avais comme l'impression qu'il manquait un bout du Ben Mazué que j'avais l'habitude d'écouter. Et puis j'ai écouté plus fort, j'ai écouté les paroles, j'ai écouté la douceur des morceaux. Et j'ai compris le nom de l'album, parce que dans cet EP, on a finalement qu'un seul Ben Mazué, celui qui est doux, rêveur, celui qui voit les choses avec un coeur d'enfant et un regard d'adulte à la fois, celui qui doute, beaucoup.

J'aime énormément ce côté là de Ben Mazué, et je n'aurais pas accroché à cet album s'il avait choisi l'autre, le côté plus drôle, plus léger, plus moqueur.

Parce que les doutes, justement, c'est ce que j'aime chez Ben Mazué. Parce qu'on vit dans un pays, dans une époque, ou l'on n'a pas le droit au doute, ou l'on ne réussit sa vie que si l'on se trace un chemin à suivre et qu'on le suit scrupuleusement.



Ben Mazué, il te dis que tu as le droit de douter, que c'est pas grave si tu sais pas, que c'est pas grave si tu rates, que le meilleur dans la vie, c'est ce qui arrive de manière spontanée, imprévue, que parfois ça a du bon de suivre nos envies comme elles viennent, même si c'est bizarre, même si c'est pas logique, même si ça parait fou, que l'important c'est d'y croire, de faire en sorte que le bonheur vienne et reste ici, même quand c'est pas vraiment évident.

Ben Mazué, c'est comme un ami qui te tend une épaule en te disant "t'inquiète pas, c'est normal si tu doutes, c'est pas grave si tu te plantes, si tu dois tout recommencer, t'auras une deuxième chance, t'auras même mille chances si tu fais juste l'effort de les voir et de t'ouvrir un peu au monde, et tu verras, quand on sait comment la prendre, et même quand on a des soucis, la vie peut être douce".



Cet EP, c'est exactement ce que j'ai besoin d'entendre en ce moment, parce que c'est exactement la façon dont je vois les choses, dont j'ai envie de les voir, mais souvent, j'oublie, et j'ai besoin qu'on me le rappelle. C'est pour ça qu'après l'avoir bien écouté, il m'a parlé, il m'a touchée, il m'a fait réfléchir, et dédramatiser. Et ça m'a fait du bien, beaucoup de bien.

Merci Ben.




Tu peux trouver cette jolie chose sur iTunes, elle ne coûte pas cher du tout et fait plein de bien dans le dedans de toi même, comme je te l'ai déjà dit.
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mardi 9 juillet 2013

Les doutes, les choix, les priorités, les phases, tout ça

Ouais j'avais pas trop d'idées pour le titre.

Je ne suis pas trop passée par là ces derniers temps, parce que j'ai choisi de ne pas trop être chez moi, de beaucoup sortir et voir du monde, de beaucoup danser, de beaucoup marcher, de beaucoup rire aussi. Et de pas trop dormir - mais des fois c'est bien quand même, de dormir -.

Je n'ai pas pris beaucoup de photos, je n'ai rien écrit.

Mais j'ai quand même eu un peu de temps pour réfléchir.

Parce qu'il y'en avait besoin, en fait. Parce qu'en 2013, ma vie a pris un drôle de tournant. J'ai construis, plein de choses en fait, je me suis attachée, un peu détachée, j'ai échangé, j'ai appris, j'ai découvert.

Je me suis mis un gros coup de pied aux fesses en janvier, parce qu'il était temps. Un gros coup de pied aux fesses pour aller vers les autres. Parce qu'à force d'être toujours en vadrouille et de toujours déménager, ben je n'avais plus vraiment de vie sociale.

Ça a bien marché, le coup de pied aux fesses, je le sais parce que mon téléphone sonne tout le temps, que je ne dors plus trop beaucoup, et que je dois choisir entre trois soirées différentes vendredi prochain. Et que le ménage c'est plus le dimanche, c'est le lundi soir en vitesse, maintenant.

J'ai une équipe de horseball terrible, avec laquelle j'ai de belles chances de participer aux championnats de France la saison prochaine. On était pourtant partis de rien en novembre dernier. Je suis dans une ville où la salsa se danse tous les soirs et où j'ai en quelques mois réussi à rattraper le niveau de ceux qui avaient commencé 2 ans avant.

En fait, personnellement, je n'ai jamais été aussi bien. Tout roule et j'ai trouvé la ville parfaite. Il ne lui manque que l'océan et je m'y installe à vie. Mais bon, d'ici à ce que le niveau de la mer monte assez pour arriver ici...

Le gros soucis, c'est le côté professionnel. Mon travail ne me plait pas du tout. Je m'ennuie, on me met une pression psychologique constante, je n'ai pas de défi, pas de missions intéressantes.... Et en prime je suis sous payée.

Autant te dire, je n'ai aucune motivation, et ça me fait bien chier de me lever le matin.

Il y'a deux mois, je me disais "aller, je bouge encore une fois, je me mets à chercher ailleurs un job qui me plaise, et je me tire près de la mer".

Sauf qu'on sait toujours ce qu'on perd, jamais ce qu'on gagne. Et en me tirant, je perds une vie personnelle géniale; et je gagne une nouvelle ville dont je ne sait rien, dans laquelle il n'y a peut être ni horseball si salsa à prix abordable.

Alors je réfléchis, je réfléchis beaucoup. Et je me dis qu'un bon job c'est bien, mais qu'à un moment il faut aussi savoir faire en sorte d'être heureuse.

Et je me demande si finalement, je ne suis pas dans une phase de ma vie ou il faudrait que je me détache un peu du professionnel pour privilégier, au moins momentanément, ma vie personnelle.

Cela fait des années que je ne vis que pour construire une carrière, que j'ai déménagé pour les études, les stages, le boulot. Je n'ai jamais donné la première place à mon bonheur.

J'ai bien conscience que le début de la vie professionnelle est important pour construire des bases solides, mais je me dis que je peux bien tenir encore quelques mois comme ça, et concentrer mes recherches plutôt dans le coin, quitte à mettre plus de temps à trouver un nouveau poste.

Je pense que l'on passe tous par des phases différentes, et que là, je suis dans une phase ou je me rends compte que le boulot est loin de tout faire, et qu'il faut savoir privilégier ses relations, ses activités, et tous les moments heureux qui vont avec.

Tout ne peut pas toujours être parfait, et je préfère couver précieusement cette jolie vie que je suis en train de me construire, quitte à supporter quelques mois de plus un boulot que je déteste, plutôt que d'avoir un travail qui me plait dans une nouvelle ville que je détesterais peut être.

Alors j'ai choisi, enfin je crois, j'ai choisi de serrer les dents, de me lever le matin pour sourire hypocritement - mais pas que, j'ai aussi des collègues terribles, heureusement -, j'ai choisi de rester dans le coin parce que je l'aime, le coin, même si ça n'est pas chez moi, même si leur accent est vraiment moche et qu'ils emploient des expressions pourries. J'ai choisi de chercher un nouveau job, mais ici. Parce que mis à part le job, absolument tout va bien - ou presque -, et que j'ai conscience que c'est une sacrée belle chance, et qu'il ne faut pas la gâcher, cette chance.
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samedi 11 mai 2013

Les vacances en Bretagne

Cette semaine, j'ai fait comme tous les chanceux des ponts, j'ai posé le peu de jours qu'il restait de travail, et paf - ça a fait des chocapics - j'ai gagné une semaine de vacances pour seulement un jour de congés payés de posés.

Je me suis trouvé un covoitureur - même s'il était pas trop ravi que ma voiture sente le cheval, pourtant j'avais bien passé l'aspirateur pour enlever les poils de poney, le sable, la paille, tout ça - et hop, je suis rentrée à la maison.

On est donc partis samedi matin, très tôt, pour une route interminable, et arrivés le soir, vers 19h30 - on a fait un arrêt chez ma grand mère, et elle parle BEAUCOUP -. Forcément, après avoir entendu parler de la piscine pendant des mois, la première chose que j'ai faite en arrivant, c'est enfiler mon maillot de bain et tester cette piscine neuve par moi-même. C'est curieux, j'approuve. Tellement que j'y suis une heure matin et soir.



Le dimanche, j'ai voulu voir la mer, mais l'autre mère, la mienne, n'était pas trop motivée. J'ai malade à mon ventre, j'ai pas envie, tu sais depuis l'hôpital je suis pas très bien - c'est la grande-excuse-qui-marche-pour-le-restant-de-tes-jours ça, le tu-sais-nan-mais-moi-j'ai-failli-mourir, le truc ultime que tu peux sortir pour toujours avoir raison, c'est un peu pratique en fait, mais bon, j'ai pas très envie d'un séjour à l'hôpital, alors j'ai pas très envie d'utiliser cette excuse là trop vite -. J'ai donc juste rétorqué que si tu veux pas voir la mer c'est pas grave j'irai toute seule, et la méthode culpabilisante de la pauvre fille qui va à la plage seule marche très bien, puisqu'elle est venue du coup.

J'ai enlevé mes chaussures en arrivant à la plage, parce que j'adore sentir le sable sous mes pieds. Mais au bout de deux minutes, mes pieds plus très habitués au sable souffraient très forts du frottement, alors j'ai commencé à regretter, mais mon amour des pieds nus dans le sable a gagné quand même, et j'ai choisi d'endurer la souffrance.

Lundi et mardi, j'étais avec mon père. Le truc sympa avec mon père, c'est qu'on peut le faire marcher très longtemps sans qu'il se plaigne, alors je me suis amusée à me lancer un défi : le fatiguer. Autant te dire que j'ai échoué, pourtant j'ai essayé très fort, le premier jour on a arpenté Quimper de long en large, puis on a fait une grande marche à Ste Marine, parce que je voulais voir la mer - je crois que je veux à peu près tout le temps voir la mer, je devrais probablement songer à m'installer dessus -. 










Le lendemain, j'ai voulu aller à l'école de surf de La Torche pour me renseigner pour un stage. En rentrant dans le surf shop, j'ai découvert un pantalon tout seul par terre, et un moniteur de surf - visiblement - en caleçon un peu trop loin de son pantalon -. Ça m'a fait rire, un peu, parce que ça m'a rappelé plein de souvenirs de monitrice de voile, et l'espace d'un instant j'ai eu envie de demander au monsieur de la caisse si c'était vraiment une obligation de se défaire de son pantalon devant le comptoir, mais mon père était là, alors je suis restée correcte et stoïque, et j'ai ri dans le dedans de ma tête. Le beau gosse - oui parce qu'il était beau gosse, donc c'était pas trop gênant qu'il soit en caleçon, en fait - est venu récupérer son pantalon et l'a remis devant moi en disant excusez moi hein je fais comme chez moi ici -. Là j'ai ri - pendant que mon père devait probablement se demander si sa petite fille chérie et innocente allait se remettre de cette vision indécente - et le jeune homme pantaloné est parti, donc j'ai pu formuler ma demande sans situation distrayante dans la pièce - quoi, je l'ai jamais obligé à se balader en caleçon hein, il l'a fait tout seul -.








J'ai abandonné l'idée de fatiguer mon père ce jour là, je l'ai fait marcher des kilomètres dans la pluie, avec le vent de face, au point d'en avoir affreusement mal aux hanches, mais lui il gambadait encore comme un jeune faon après ça.

Mon père 1 - moi 0.

Mercredi, j'ai décidé d'acheter des chaussures, et comme d'habitude, ça a été l'aventure. J'ai trouvé une paire de Converse en soldes. Je hais les Converse, mais celles ci, elles sont canons, alors j'ai fait semblant d'oublier que j'ai toujours dit que j'achèterai jamais de Converse, et j'ai fait comme si j'adorais ça. Personne ne me l'a encore fait remarquer, je peux donc dire une chose pendant des années et faire l'inverse derrière, si je fais comme si c'était normal, personne ne s'en rend compte, c'est bon à savoir. Le seul soucis c'est que le monsieur qui m'a vendu les Converse, il était complètement à côté de ses pompes ce jour là, et il s'est trompé, deux fois. Mais j'avais bien senti qu'il était pas super clair, alors en arrivant à la voiture, j'ai vérifié, en voyant la première chaussure j'ai vu qu'il m'avait pas donné la bonne, donc je suis retournée, puis revenue à la voiture, et en voyant la deuxième chaussure, je me suis rendue compte qu'il s'était trompé aussi, donc j'y suis retournée une troisième fois, comme une cliente chieuse et intransigeante. Mais comme j'avais le sourire, c'est passé comme une lettre à la poste. Moralité : j'aurais du faire commerciale.

Cette semaine, c'est la semaine du Golfe - du Morbihan - - c'est en Bretagne hein, si jamais tu sais pas - - t'as le droit, moi j'arrive toujours pas à placer la Haute-Saône sur une carte, pourtant j'y habite depuis un an -, alors avec une copine, on a fait nos bons clichés de monitrices de voile, et on est allées se balader dans les ports voir les beaux bateaux. C'était une mauvaise idée, parce que déjà y'avait plein de vent et je suis rentrée avec 13504 nœuds dans les cheveux, un gros coup de soleil sur le nez, mais surtout, depuis je veux recommencer la voile, et elle veut faire toute la semaine du Golfe l'année prochaine.







Après avoir échoué sur le défi "fatiguer mon père", j'ai amené ma mère marcher aujourd'hui, et ça a drôlement mieux fonctionné, elle est rentrée vannée, la pauvre. En passant  on s'est arrêté regarder les funboards, et maintenant, je brûle d'envie de recommencer la planche à voile.





Je crois qu'il va falloir que je rentre en Bretagne, alors si tu as vent d'un poste en marketing dans le coin, fais moi signe. Je sais faire plein de choses et je travaille bien, promis.
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mercredi 1 mai 2013

Les prénoms bizarres


Photo de saison - oups on me dit dans l'oreillette que ce n'est plus l'hiver -
Il y'a quelques semaines, l'une de mes collègues a pondu - sois pas choqué, j'aurais pu dire mis bas, ça aurait été encore pire -, une petite fille. Elle l'a appelée Harper, comme Ben, ouais, sauf que là c'est son prénom.

Quand tu donnes ce genre de prénom à ton enfant, c'est comme si tous les gens se sentaient obligés de commenter, genre il doit y avoir une grande loi de l'Univers qui dit qu'il faut nécessairement donner son avis quand une petite fille qui ne s'appelle ni Marie, ni Julie ni Chloé vient au monde.

Et le commentaire qui vient le plus souvent pour les enfants aux noms chelous - par chelou, il faut entendre, pas commun -, c'est "la pauvre puce elle va s'en prendre plein la figure à l'école" - et tu noteras que c'est un argument qui sert un peu à tout, genre ça marche aussi si les parents sont homosexuels, si la mère est grosse, si le père est atteint de nanisme, enfin bref -. L'argument BETON quoi, le bien être de l'enfant, son équilibre, les parents égoïstes, tout ça.

Et puis au milieu d'une conversation, j'ai eu le malheur de dire que je trouvais ça super joli, Harper. Et super cool, en plus. J'aurais kiffé m'appeler Harper, moi, comme Ben. Ça a provoqué deux réactions différentes, une personne a osé dire qu'effectivement elle aussi trouvait ce prénom plutôt joli, et les autres m'ont regardé avec ce regard accusateur du "oui mais forcément toi...".

Nous y voila. J'ai eu la chance d'être affublée moi aussi d'un prénom chelou le jour de ma naissance, le genre de prénom qui fait bizarre dans les oreilles la première fois qu'on l'entend, et que les gens écorchent pendant des semaines avant d'intégrer la prononciation du bazar.

Alors si tu es un futur parent, et que tu hésites fortement entre appeler ta progéniture Léa ou lui donner un nom qui te plait vachement plus mais pour lequel tout le monde s'exclame "NAN MAIS TU VAS QUAND MEME PAS L'APPELER COMME CA TU VAS GACHER SA VIE !", cet article est pour toi, je vais te dire un truc :

On le vit très bien, si si, pour de vrai, je te jure. Je le vis très bien, je suis sure qu'Harper le vivra très bien aussi, et qu'elle trouvera son prénom super cool, tout comme les deux petits montres d'Elsa vivront très bien le fait d'avoir de très jolis prénoms venus d'ailleurs.

J'ai un prénom italien, un prénom que personne n'a jamais entendu avant moi, que tout le monde écorche tout le temps, et dont personne ne se rappelle jamais. Et que personne ne sait écrire, en plus. Dis comme ça je sais que ça donne pas très envie, mais je t'assure que j'en suis très contente - même si Harper c'est drôlement plus cool quand même -.

Alors, ça fait quoi d'avoir un prénom chelou ?

Tu passes ton temps à le crier très fort et plusieurs fois dans les oreilles des gens que tu rencontres

Ça c'est le côté pas très cool. La question "tu t'appelles comment ?", c'est un peu ta bête noire en soirée, quand la musique est forte et les gens...joyeux. Parce que généralement, la réponse est suivie de quatre "Hein ?", et tu répètes, encore et encore. Et au bout d'un moment tu laisses tomber, et tu laisses les gens t'appeler par le prénom qu'ils ont compris la quatrième fois, même si c'est pas du tout le tien.

C'est comme ça que finalement j'ai appris à répondre à plusieurs prénoms différents, parce que maintenant je sais que Olivia, Priscilla, ou Célia, bah c'est moi, même si c'est pas du tout mon prénom.

Il faut à peu près trois semaines à quelqu'un pour se souvenir de ton prénom, et comptes une ou deux semaines de plus pour qu'ils sachent l'écrire

C'est comme ça que tu en arrives à être pour les gens "la fille au prénom bizarre, mais qui n'a pas de prénom parce qu'on s'en souvient plus". Et forcément, personne n'ose te le demander hein.

Mais alors quand il faut l'écrire, c'est le plus drôle. La plupart du temps je laisse les gens faire, et je me marre, je me retrouve avec trois fautes dans mon prénom, pour seulement 6 lettres, du grand art. Alors que ça s'écrit exactement comme ça se prononce, y'a genre aucun piège quoi. Dans les e-mails professionnels, c'est le festival, j'ai beau toujours signer mes e-mails, ça ne change rien, personne n'orthographie mon prénom correctement. Ma propre chef a même mis un mois à comprendre qu'elle mettait un e à la place d'un i.

Mais pour rétablir la vérité, il y'a aussi des gens qui ont tendance à justement retenir bien plus facilement les prénoms bizarres. Genre tu leur dis une fois, et ça les marque tellement qu'ils n'oublieront jamais ton prénom. Je les aime ceux là.

Il faut systématiquement répondre à la question "mais t'es d'origine italienne?"

Non, j'ai juste un prénom italien, c'est tout. J'ai pas souvenir que ce soit interdit de porter un prénom d'une autre origine que la notre.

En tapant mon prénom sur Facebook  tu n'as même pas besoin de mon nom de famille pour me retrouver, et d'ailleurs, en le tapant sur google mon ami, tu peux me refaire mon CV

Ça c'est le côté pas pratique, vraiment pas pratique, si jamais t'as envie de faire ta petite enquête sur moi, tu trouves tout ce que tu veux. C'est exactement pour ça que je ne donne pas mon prénom sur le blog, ni nul part sur internet. C'est super emmerdant, parce que j'aimerais bien pouvoir m'en servir, de mon prénom.

Passé les premières secondes pendant lesquelles ça arrache les oreilles de la personne qui ne l'a jamais entendu, tout le monde a une réaction positive

Je ne me souviens pas d'une seule personne qui ai réagit négativement à mon prénom - comme quoi, les gens sont polis -. Généralement, j'ai toujours droit à un "Tiens, je n'avais jamais entendu ce prénom" "C'est très joli" et autre gentillesses accompagnées de sourires. C'est même drôlement pratique pour commencer une conversation, parce que ça te donne un sujet de conversation assez facile.

Tu ne croises jamais une seule personne qui s'appelle comme toi

Je crois même que j'en serais traumatisée. Mon prénom, c'est moi, c'est pas quelqu'un d'autre. Je veux dire, quand tu t'appelles Aurélie, tu as passé toute ta scolarité avec au moins trois autres Aurélie dans ta classe. Ben pas moi, je n'ai JAMAIS croisé quelqu'un qui portait mon prénom. Et ça me va très bien.

Tu n'as même pas besoin d'être originale pour te faire remarquer

Rien que ton prénom te donne une particularité qui fait que les gens te remarquent un peu plus que les autres. C'est pratique, ça permet de ne pas avoir à en faire des caisses pour qu'on se souvienne de toi. Je dis pas que ça te rends plus intéressante hein, loin de là, juste qu'on se souvient plus facilement de toi après.

Les gens adorent prononcer ton prénom

J'ai remarqué ça dernièrement, prononcer mon prénom, c'est comme dire un gros mot quand on a 5 ans, sauf que là c'est pas interdit de le prononcer, c'est juste rare. Du coup les gens ne se contentent jamais de dire juste bonjour, ou juste ça va, ils mettent systématiquement mon prénom derrière, et c'est super mignon.

Bref même si je suis assez indifférente aux sonorités de mon prénom que je ne trouve pas particulièrement jolies, je suis drôlement contente que mes parents aient dit merde aux têtes bien pensantes qui ont surement du leur dire "mais la pauvre petite, tu as pensé à elle ?", parce que j'aime énormément le fait d'avoir un prénom rare - en plus, j'ai échappé à Capucine grâce à ce prénom, alors forcément je l'aime tu vois -. Le truc le plus bizarre, c'est que mon frère a lui un prénom anglo-saxon, ça fait pas très raccord, franchement.

Alors si tu vas avoir un microbe et que tu as envie de lui donner un prénom chelou, va y, fais toi plaisir.

Et si on pouvait un peu arrêter de toujours tout critiquer, surtout des choix comme le prénom des enfants des autres, ça serait vraiment pas mal aussi. Un prénom c'est personnel, ça nous évoque quelque chose. Et tout le monde a bien le droit d'appeler son schtroumpf comme il le veut sans provoquer un lever de boucliers de la part de gens qui ont préféré appeler le leur Enzo - Enzo, c'est un peu le nouveau Nicolas non ? -. Parce que non les enfants ne souffrent pas d'avoir des prénoms qui sortent de l'ordinaire, mais par contre ça ne fait jamais plaisir aux parents d'être critiqués sur ce genre de choix. Il serait peut être temps d'arrêter de penser comme des moutons, ça nous poussera peut être à arrêter d'agir comme des moutons, en même temps.
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