Affichage des articles dont le libellé est Lettre ouverte. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lettre ouverte. Afficher tous les articles

dimanche 1 septembre 2013

Ce regard que l'on porte aux autres...et à soi

Il y a quelques mois de ça, je lisais cet article d'Odile Sacoche. Ce blog, je l'adore, il est plein de joie et de choses futiles, un vrai remède contre la déprime, si si, essayes, je te jure, ça marche.

Bref, Odile, elle parlait du jugement qu'on se porte à nous même, et du jugement qu'on porte sur les autres, surtout sur le physique, surtout quand on est des filles. Et ça m'a parlé, énormément.

Parce que des saletés sur les autres, j'en entends à longueur de journée. Parce que les gens, et malheurement souvent les filles, adorent baver sur les autres, beaucoup, et plus c'est méchant plus ça plait.

Oh généralement, on ne bave pas sur tout le monde, on en choisit une en particulier et on la taille dans son dos. Unetelle a des cheveux comme ci, et vu ce qu'elle mange c'est pas étonnant qu'elle ait ce ventre, et puis franchement elle a dit ça l'autre jour elle est vraiment grave.

J'ai résumé hein, non parce qu'on peut y passer des heures, à baver sur Unetelle. Mais franchement, qu'est ce que ça change à notre vie, qu'elle ait des cheveux comme ci, ou un ventre comme ça, ou qu'elle ait fait une remarque maladroite ?

Ça change rien, non, mais pendant qu'on dit ça sur elle, on se sent drôlement mieux, drôlement plus belle, plus fine, et plus intelligente qu'elle. C'est une façon de s'élever en nivelant vers le bas, une façon de regonfler sa confiance en soi en descendant les autres avec des défauts souvent imaginaires.

Et encore, des fois c'est même pas Unetelle, c'est la fille lambda croisée dans la rue au mauvais moment, dont le look ou la gueule ne plait pas, et voila.

Odile, elle pense qu'on devrait avoir un regard plus bienveillant envers les autres, qu'on arrête de les critiquer parce qu'elles nous rendent jalouses, ou parce qu'on est persuadées d'être mieux qu'elles. En fait chacun est différent, personne n'est mieux ou moins bien, les gens sont justes...uniques.


Mais ce regard bienveillant, il ne faut pas simplement le réserver pour les autres, il faut aussi l'appliquer sur soi. Se regarder dans le miroir et savoir aussi se trouver jolie, savoir aussi se rendre compte de ses qualités, de ses réussites, se pardonner ses erreurs, ses défauts. Nous avons tous des défauts, mais heureusement, nous avons aussi tous des qualités, physiques et mentales. Et il vaut toujours mieux voir ses qualités et s'aimer pour celles-ci plutôt que de voir ses défauts et de s'en vouloir à cause d'eux.

Et ça, je crois que c'est encore plus dur, parce que personnellement, j'ai très facilement un regard bienveillant sur les autres. Je ne critique jamais le physique des gens, même si j'avoue que cela m'arrive pour leurs actes, et même si cela reste plus compréhensible, je ne pense pas que ça soit bien pour autant - mais tout le monde a ses défauts, on a dit -. En revanche, le regard bienveillant sur moi-même...ahem, y'a encore beaucoup de boulot.

C'est drôle non, de voir que je suis capable de trouver une fille très ronde magnifique, alors que je me trouve affreuse dès que j'ai deux kilos de trop ? De trouver une fille superbe même quand sa peau n'est pas parfaite, alors que je voudrais me cacher dans un trou de souris dès qu'un bouton pointe son nez. D'avoir l'impression que les autres réussissent mieux, sont plus intéressants que moi, alors que tous les gens autour de moi s'accordent à dire que j'ai déjà eu 10 vies vu tout ce que j'ai pu faire jusque là ? Le plus drôle, c'est encore d'entendre les gens parler de moi en bien, et de me rendre compte que je ne me reconnais pas du tout dans ce qu'ils disent, que je n'ai jamais pu voir ces qualités en moi. 

Alors hop, le regard bienveillant, ça n'est pas que pour les autres, c'est aussi bon pour moi. Alors ma petite Habana, tu vas faire des efforts pour ne plus critiquer personne, pour ne plus te comparer aux autres, et pour reconnaître tes qualités telles qu'elles sont.

Et toi derrière ton écran, toi qui me lis dans l'ombre, bien planquée, même punition, épicétou.

Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 1 mai 2013

Les prénoms bizarres


Photo de saison - oups on me dit dans l'oreillette que ce n'est plus l'hiver -
Il y'a quelques semaines, l'une de mes collègues a pondu - sois pas choqué, j'aurais pu dire mis bas, ça aurait été encore pire -, une petite fille. Elle l'a appelée Harper, comme Ben, ouais, sauf que là c'est son prénom.

Quand tu donnes ce genre de prénom à ton enfant, c'est comme si tous les gens se sentaient obligés de commenter, genre il doit y avoir une grande loi de l'Univers qui dit qu'il faut nécessairement donner son avis quand une petite fille qui ne s'appelle ni Marie, ni Julie ni Chloé vient au monde.

Et le commentaire qui vient le plus souvent pour les enfants aux noms chelous - par chelou, il faut entendre, pas commun -, c'est "la pauvre puce elle va s'en prendre plein la figure à l'école" - et tu noteras que c'est un argument qui sert un peu à tout, genre ça marche aussi si les parents sont homosexuels, si la mère est grosse, si le père est atteint de nanisme, enfin bref -. L'argument BETON quoi, le bien être de l'enfant, son équilibre, les parents égoïstes, tout ça.

Et puis au milieu d'une conversation, j'ai eu le malheur de dire que je trouvais ça super joli, Harper. Et super cool, en plus. J'aurais kiffé m'appeler Harper, moi, comme Ben. Ça a provoqué deux réactions différentes, une personne a osé dire qu'effectivement elle aussi trouvait ce prénom plutôt joli, et les autres m'ont regardé avec ce regard accusateur du "oui mais forcément toi...".

Nous y voila. J'ai eu la chance d'être affublée moi aussi d'un prénom chelou le jour de ma naissance, le genre de prénom qui fait bizarre dans les oreilles la première fois qu'on l'entend, et que les gens écorchent pendant des semaines avant d'intégrer la prononciation du bazar.

Alors si tu es un futur parent, et que tu hésites fortement entre appeler ta progéniture Léa ou lui donner un nom qui te plait vachement plus mais pour lequel tout le monde s'exclame "NAN MAIS TU VAS QUAND MEME PAS L'APPELER COMME CA TU VAS GACHER SA VIE !", cet article est pour toi, je vais te dire un truc :

On le vit très bien, si si, pour de vrai, je te jure. Je le vis très bien, je suis sure qu'Harper le vivra très bien aussi, et qu'elle trouvera son prénom super cool, tout comme les deux petits montres d'Elsa vivront très bien le fait d'avoir de très jolis prénoms venus d'ailleurs.

J'ai un prénom italien, un prénom que personne n'a jamais entendu avant moi, que tout le monde écorche tout le temps, et dont personne ne se rappelle jamais. Et que personne ne sait écrire, en plus. Dis comme ça je sais que ça donne pas très envie, mais je t'assure que j'en suis très contente - même si Harper c'est drôlement plus cool quand même -.

Alors, ça fait quoi d'avoir un prénom chelou ?

Tu passes ton temps à le crier très fort et plusieurs fois dans les oreilles des gens que tu rencontres

Ça c'est le côté pas très cool. La question "tu t'appelles comment ?", c'est un peu ta bête noire en soirée, quand la musique est forte et les gens...joyeux. Parce que généralement, la réponse est suivie de quatre "Hein ?", et tu répètes, encore et encore. Et au bout d'un moment tu laisses tomber, et tu laisses les gens t'appeler par le prénom qu'ils ont compris la quatrième fois, même si c'est pas du tout le tien.

C'est comme ça que finalement j'ai appris à répondre à plusieurs prénoms différents, parce que maintenant je sais que Olivia, Priscilla, ou Célia, bah c'est moi, même si c'est pas du tout mon prénom.

Il faut à peu près trois semaines à quelqu'un pour se souvenir de ton prénom, et comptes une ou deux semaines de plus pour qu'ils sachent l'écrire

C'est comme ça que tu en arrives à être pour les gens "la fille au prénom bizarre, mais qui n'a pas de prénom parce qu'on s'en souvient plus". Et forcément, personne n'ose te le demander hein.

Mais alors quand il faut l'écrire, c'est le plus drôle. La plupart du temps je laisse les gens faire, et je me marre, je me retrouve avec trois fautes dans mon prénom, pour seulement 6 lettres, du grand art. Alors que ça s'écrit exactement comme ça se prononce, y'a genre aucun piège quoi. Dans les e-mails professionnels, c'est le festival, j'ai beau toujours signer mes e-mails, ça ne change rien, personne n'orthographie mon prénom correctement. Ma propre chef a même mis un mois à comprendre qu'elle mettait un e à la place d'un i.

Mais pour rétablir la vérité, il y'a aussi des gens qui ont tendance à justement retenir bien plus facilement les prénoms bizarres. Genre tu leur dis une fois, et ça les marque tellement qu'ils n'oublieront jamais ton prénom. Je les aime ceux là.

Il faut systématiquement répondre à la question "mais t'es d'origine italienne?"

Non, j'ai juste un prénom italien, c'est tout. J'ai pas souvenir que ce soit interdit de porter un prénom d'une autre origine que la notre.

En tapant mon prénom sur Facebook  tu n'as même pas besoin de mon nom de famille pour me retrouver, et d'ailleurs, en le tapant sur google mon ami, tu peux me refaire mon CV

Ça c'est le côté pas pratique, vraiment pas pratique, si jamais t'as envie de faire ta petite enquête sur moi, tu trouves tout ce que tu veux. C'est exactement pour ça que je ne donne pas mon prénom sur le blog, ni nul part sur internet. C'est super emmerdant, parce que j'aimerais bien pouvoir m'en servir, de mon prénom.

Passé les premières secondes pendant lesquelles ça arrache les oreilles de la personne qui ne l'a jamais entendu, tout le monde a une réaction positive

Je ne me souviens pas d'une seule personne qui ai réagit négativement à mon prénom - comme quoi, les gens sont polis -. Généralement, j'ai toujours droit à un "Tiens, je n'avais jamais entendu ce prénom" "C'est très joli" et autre gentillesses accompagnées de sourires. C'est même drôlement pratique pour commencer une conversation, parce que ça te donne un sujet de conversation assez facile.

Tu ne croises jamais une seule personne qui s'appelle comme toi

Je crois même que j'en serais traumatisée. Mon prénom, c'est moi, c'est pas quelqu'un d'autre. Je veux dire, quand tu t'appelles Aurélie, tu as passé toute ta scolarité avec au moins trois autres Aurélie dans ta classe. Ben pas moi, je n'ai JAMAIS croisé quelqu'un qui portait mon prénom. Et ça me va très bien.

Tu n'as même pas besoin d'être originale pour te faire remarquer

Rien que ton prénom te donne une particularité qui fait que les gens te remarquent un peu plus que les autres. C'est pratique, ça permet de ne pas avoir à en faire des caisses pour qu'on se souvienne de toi. Je dis pas que ça te rends plus intéressante hein, loin de là, juste qu'on se souvient plus facilement de toi après.

Les gens adorent prononcer ton prénom

J'ai remarqué ça dernièrement, prononcer mon prénom, c'est comme dire un gros mot quand on a 5 ans, sauf que là c'est pas interdit de le prononcer, c'est juste rare. Du coup les gens ne se contentent jamais de dire juste bonjour, ou juste ça va, ils mettent systématiquement mon prénom derrière, et c'est super mignon.

Bref même si je suis assez indifférente aux sonorités de mon prénom que je ne trouve pas particulièrement jolies, je suis drôlement contente que mes parents aient dit merde aux têtes bien pensantes qui ont surement du leur dire "mais la pauvre petite, tu as pensé à elle ?", parce que j'aime énormément le fait d'avoir un prénom rare - en plus, j'ai échappé à Capucine grâce à ce prénom, alors forcément je l'aime tu vois -. Le truc le plus bizarre, c'est que mon frère a lui un prénom anglo-saxon, ça fait pas très raccord, franchement.

Alors si tu vas avoir un microbe et que tu as envie de lui donner un prénom chelou, va y, fais toi plaisir.

Et si on pouvait un peu arrêter de toujours tout critiquer, surtout des choix comme le prénom des enfants des autres, ça serait vraiment pas mal aussi. Un prénom c'est personnel, ça nous évoque quelque chose. Et tout le monde a bien le droit d'appeler son schtroumpf comme il le veut sans provoquer un lever de boucliers de la part de gens qui ont préféré appeler le leur Enzo - Enzo, c'est un peu le nouveau Nicolas non ? -. Parce que non les enfants ne souffrent pas d'avoir des prénoms qui sortent de l'ordinaire, mais par contre ça ne fait jamais plaisir aux parents d'être critiqués sur ce genre de choix. Il serait peut être temps d'arrêter de penser comme des moutons, ça nous poussera peut être à arrêter d'agir comme des moutons, en même temps.
Rendez-vous sur Hellocoton !

dimanche 21 avril 2013

L'égalité

Comme je te l'ai dis dans un précédent post, je me suis mise à la danse dernièrement. J'en fait beaucoup. Beaucoup de bachata, pas mal de salsa, et de la kizomba quand je peux. J'adore ça, et je progresse plutôt bien. Je suis même plutôt loin d'être ridicule, pour une débutante.

J'ai quelques cavaliers favoris en kizomba. La kiz c'est un peu délicat comme danse, parce que contrairement aux autres danses dans lesquelles tu as la possibilité de mettre une distance de sécurité entre toi et le cavalier, en kizomba si tu n'es pas collée au monsieur des pieds à la tête, tu n'arrives à rien parce que tu ne sens pas son guidage.



Ça implique qu'il faut soit que tu sois totalement impudique, soit que tu connaisses un peu ton cavalier et que tu te sentes à l'aise avec lui. Enfin en tout cas pour moi ça marche comme ça, j'arrive pas à me coller aux inconnus, je sais que d'autres filles peuvent le faire et je ne me permettrais surement pas de le juger, mais perso j'ai du mal avec ça.

J'ai donc quelques cavaliers avec lesquels je préfère danser la kizomba, et en particulier un avec lequel je suis super à l'aise pour ça. Le pauvre n'a pas eu beaucoup de chance hier, parce qu'il était le seul à venir à un stage organisé par notre prof et à la soirée qui suivait. Mais pour le coup on était un peu tous les deux pareils, parce que j'étais la seule des filles avec lesquelles il a l'habitude de danser à venir ce soir là aussi.

Ce qui implique qu'on a beaucoup dansé ensemble, et qu'on est restés papoter au bar tous les deux aussi. Pendant les kizomba, il y'a toujours assez peu de personnes sur la piste, ce n'est pas la danse que les gens préfèrent, les hommes n'osent pas trop inviter les femmes qu'il ne connaissent pas, et vice versa. Si tu danses plusieurs fois avec le même partenaire, ça se voit donc très vite, surtout quand tu fais des passes un peu plus compliquées que les autres - et hier, il y'a avait beaucoup de débutants - - et mon cavalier préféré, il aime bien tenter des trucs compliqués, faire des renversés, tout ça - - ça fait que je rigole beaucoup pendant qu'on danse, parce qu'une fois sur deux j'ai les pieds qui s’emmêlent -.

Au milieu de la soirée, au début d'une kizomba, un autre danseur s'est approché de nous au bar.

"Je peux te la piquer ?"

J'ai fait mine de rigoler, mais franchement ce genre de demande me fait bouillir. Parce que ce n'est pas la première fois que cela m'arrive, et que plus ça va plus ça me donne envie d'exploser. La semaine dernière, on m'a carrément demandé si j'avais le droit de danser la kizomba avec quelqu'un d'autre que la personne avec laquelle j'étais arrivée à la soirée.

On est en quelle année déjà ? 2013 tu dis ? Alors pourquoi pour m'inviter à danser, on demande d'abord l'autorisation au cavalier qui a eu le malheur de m'inviter plus de 3 fois dans la même soirée ?

Il me faut vraiment l'autorisation d'un homme pour aller danser avec un autre ? Je peux pas choisir toute seule ? Y'a une règle qui indique qu'une femme n'a pas le droit de se coller sans aucune arrière pensée à deux hommes différents dans la même soirée, juste pour danser une kizomba ? Le premier arrivé possède la nana pour la soirée en fait, c'est ça ?

Non mais sincèrement, je suis sidérée qu'à notre époque, et même parmi les jeunes - ce genre de questions vient en plus toujours de personnes plus jeunes que moi -, la femme soit toujours considérée comme propriété de l'homme. Sidérée que ceux qui veulent m'inviter se disent "elle est avec lui donc je vais d'abord lui demander à lui si je peux l'inviter à danser".

Ça me donne l'impression d'être encore à cette époque ou la jeune fille passait du statut de propriété du père à celui de propriété du mari.

Alors oui, quelque part je peux comprendre l'hésitation de celui qui voulait m'inviter. Avec mon cavalier préféré, on danse très collés, et à cette soirée, on avait dansé toutes les kizomba uniquement ensemble. Donc quelque part les gens avaient pu se dire qu'on était en couple. Et il est parfaitement compréhensible que certains n'aient pas trop envie que leur chéri/chérie aille se coller à une autre personne. Mais même si c'était le cas, tu invites directement la personne que tu veux inviter, et si cette personne ne veut pas danser avec un autre partenaire que le sien, elle te dit non elle même, c'est pas plus logique ?

Je te le dis, il va falloir se battre très très fort et ne rien lâcher si on veut l'avoir, notre égalité...
Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 31 décembre 2012

Hello 2013

La voilà enfin, la fin de l'année 2012, je la touche du doigt, plus que quelques heures, et je pourrais enfin dire "j'en suis débarrassée".

Source : http://365daysofchristmas.tumblr.com
Je l'attendais avec impatience, cette nouvelle année, pour laisser derrière moi celle que je peux nommer "année la plus pourrie de ma vie". Elle m'en aura mis, des bâtons dans les roues, cette année.

2012 avait très mal commencé, a très mal continué, et ce n'est que depuis quelques jours que je commence à entrevoir une année 2013 nettement plus sympa.

Enfin non, il faut quand même avouer que ces derniers mois, je sentais un peu le vent tourner quand même. Des projets, du sport, une vraie équipe, des envies qui reviennent - je dois vraiment décorer mon appart -, de la bonne humeur se sont réunis pour constituer le bon petit cocktail qui m'a remise en forme pour 2013.

Source : http://dearmonet.tumblr.com/
C'est surtout au niveau des relations humaines que 2012 m'a marquée. Pour moi, c'était l'année de la déception. Des déceptions.

Professionnellement, 2012, c'était la grande page qui se tourne, fin des études, 4 mois de recherche d'emploi, puis un boulot, qui m'a éloignée de tout le monde et envoyée là-bas, dans l'est de la France. C'est pas facile, on m'en demande beaucoup, mais on m'en donne aussi beaucoup, et même si je sais que je ne vais pas y rester éternellement, il me plait assez, ce boulot.

Sportivement, 2012 a plutôt été une bonne année, l'année des défis, l'année de la reprise. Le défi, c'était de me mettre à courir, je le fais, même si c'est plutôt en pointillés en ce moment, faute de temps - et parce que j’enchaîne crève sur crève, aussi -. La reprise, c'est l'équitation. Le gros bonus, c'est que j'ai trouvé une équipe de horseball canon, et qu'on commence fort dès la première semaine 2013 avec un tournoi, mon premier.

Personnellement, c'est là que ça foire. Parce que cette année, j'ai appris que les gens mentaient comme ils respiraient, même lorsqu'ils n'en avaient pas l'air. J'ai appris qu'ils pouvaient être très lâches, très égoïstes, et très nuls. J'ai appris qu'on ne pouvait pas faire confiance autant que j'avais l'habitude de le faire. J'ai appris à ne pas croire les autres sur parole, et à attendre des preuves concrètes. J'ai appris que dans les relations humaines, il fallait être patiente, parce que les mensonges ne durent jamais très longtemps, et qu'un jour ou l'autre, la vérité éclate.

J'ose espérer que si 2012 m'en a autant fait baver, c'est pour me mettre du plomb dans la tête et me faire grandir. J'espère que ces expériences me permettront de mieux gérer les choses par la suite, et de faire en sorte qu'il ne m'arrive que le meilleur. Mais je vois déjà qu'elles n'ont pas été vaines, et que j'en ai retiré certaines choses, et qu'aujourd'hui je me respecte déjà plus face aux autres.

Le bon côté de 2012, c'est que certaines de mes amitiés se sont confirmées encore plus fortes, et que je sais que j'ai vraiment des amis sur lesquels je peux compter, et j'espère qu'ils savent que c'est réciproque.

Ce qui est drôle, c'est que le 29 décembre dernier avait clairement annoncé la couleur pour 2012. Ce jour là, je suis soudainement tombée de très très haut.

Cette année, le 29 décembre fut une très jolie journée pour moi, vécue à 100 à l'heure, avec un peu de route et de jolis paysages, pleine de rebondissements, de surprises, et de décisions prises à la dernière minute. Rien ne s'est passé comme prévu, mais c'était génial quand même, alors si 2013 veut ressembler à cette journée là, je dis oui.

Source : http://dearmonet.tumblr.com/
Adieu 2012, et merci quand même pour tout ce que tu as pu m'apporter, de changements dans ma vie, et d'expériences qui m'ont fait grandir.

Bienvenue 2013, je crois que toi et moi, on a plein de choses à faire tous les deux, et crois moi, j'ai hâte de te voir arriver.
Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 23 octobre 2012

L'amitié

Tu noteras que la photo n'a rien à voir avec le sujet, c'est juste pour mettre des images
- et comme ça tu es content tu vois mes nouvelles photos -
Il y'a quelques années, je t'aurais dit que j'étais une personne très entourée, avec une vie sociale hyper riche, et toujours quelqu'un à voir, toujours une soirée à faire.

Ça, c'est quand j'étais monitrice de voile, que je sortais tout juste du lycée, et que tout le monde ne s'était pas encore éclaté partout en France, voire dans le monde entier.

Et puis tu sais comment ça se passe les études, tu bouges. Tu pars à Rennes, puis à Nice, puis au Chili, puis de nouveau à Nice, puis encore au Chili, puis à Paris...

Et puis un jour même ton meilleur pote finit par te poser la question "mais en fait tu es où là, parce que je suis perdu", et tu te rends compte qu'à trop jouer au courant d'air, tu finis par laisser derrière toi trop de choses.

Clairement, j'ai perdu beaucoup de liens forts comme ça. Et aujourd'hui je me retrouve de l'autre côté de la France, en ayant la sensation d'avoir perdu beaucoup.

Début juillet, j'ai eu une formation très intéressante, avec une dame un peu particulière. Avant de commencer la formation, elle m'a fait parler de moi, pour pouvoir justement adapter le programme en fonction de ma personnalité.

On a fini par parler des amis. Je lui ai donc dit que j'en avais perdu beaucoup, mais que les quelques uns qui restaient étaient de vrais amis. Je lui ai donné des exemples.

Elle m'a écoutée, et a conclu un truc qui m'a vraiment mise sur les fesses.

"En fait, vous êtes très bien entourée"

Ça m'a fait drôle, un peu, parce que clairement j'aurais jamais dit ça de moi, même si je considère que mes amis sont les meilleurs du monde.

Mais en fait il ne m'a pas fallu très longtemps pour lui répondre que oui, c'était vrai.

Parce qu'en fait, être bien entourée c'est pas juste avoir la possibilité de sortir tous les vendredis et les samedis. 

C'est plutôt avoir la possibilité de toujours avoir quelqu'un pour partager ce que tu as besoin de partager.

Et clairement, que je sois hyper heureuse ou 6 pieds sous terre, que j'ai besoin de conseils sur ma vie professionnelle ou personnelle, il y'a toujours quelqu'un qui est là.


Je ne me sens jamais seule. Parce que même de loin, je me sens encouragée, poussée, félicitée, rassurée, calmée, consolée dès que le besoin s'en fait sentir.

En fait, sans eux, je ne sais pas si j'aurais su aller chercher toute la force qui est en moi à certains moments, et même encore parfois aujourd'hui. Je ne sais pas si j'aurais évolué de la même façon. peut être que j'aurais baissé les bras il y'a quelques années, qui sait.

Et c'est ça, être bien entourée. Et après avoir passé des années à penser le contraire, il a suffit qu'une personne me dise à haute voix que c'était mon cas, pour que cela s'impose à moi comme une évidence.
Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 21 juillet 2012

Les Francs Con-tois - et des fois vraiment très cons -

Je te rassure tout de suite, la plupart du temps, je trouve les gens de ma région d'adoption plutôt très sympas, ils me rappellent même souvent la maison. Chaleureux, toujours prêts à aider, toujours le sourire. Je me sens un peu comme chez moi ici, l'accent un poil beauf en plus.

Mais il y a bien une chose qui diffère de la maison, c'est la conduite.

J'ai une conduite très cool : je respecte globalement les limitations, je ne double jamais les vélos et scooters de trop près, je peux rester des kilomètres derrière un tracteur parce que je ne trouve pas la visibilité assez bonne pour doubler, je m'arrête toujours pour laisser passer les piétons ou les autres véhicules.

Il y'a deux raisons à cela. La première, c'est que j'ai appris à conduire en Bretagne, et que mis à part dans les Côtes d'Armor, le Breton conduit tranquille. La deuxième, c'est que je trouve que la mort a déjà été plutôt cool avec moi deux fois, et j'ai pas envie d'aller la narguer une troisième.

Ici, les gens sont des débiles sur la route. Et je n'emploie jamais le mot débile, sache le. Ils sont incapables de rouler normalement. Soit ils sont à la vitesse tracteur avec des méganes, ce qui, nous sommes d'accord, n'a pas lieu d'être, soit ils sont à 120 sur une route limitée à 90.

Les routes sont belles ici, elles sont droites, bien entretenues, elles devraient être top. Et bien non.

Parce qu'il y'a toujours un taré pour te coller au cul alors que tu roules bien, te faire des appels de phare parce que tu ne vas pas assez vite, ou pour te doubler à fond les ballons et manquer de s'encastrer dans la voiture d'en face.

En plus, les clignotants sont en option.

Ce soir, j'allais dans mon magasin préféré après Kookaï, j'ai nommé Leroy Merlin - je déconne hein -. Y'a une vingtaine de bornes en route toute droite entre mon chez moi et Leroy Merlin, c'est facile. Bon il pleuvait beaucoup, mais c'est pas comme si c'était habituel quoi.

Pis y'a un moment, je sais pas, il devait y avoir un tracteur, ou une mégane uniquement dotée de 2 vitesses - comme plein d'autres dans le coin -, ça a freiné d'un coup.

J'avais vu hein, j'ai freiné aussi, pis je me suis dit "baaaaah, ça va, il reste que 10 kilomètres avant d'arriver à Besançon" - oui je suis vraiment très cool au volant -.

Seulement, le monsieur derrière moi, il était pas de mon avis, fin il était du coin en fait. Donc il a voulu doubler la file de voitures, et elle était longue hein. La route a beau être belle, faut pas déconner quoi.

Il a donc doublé, et comme un gros malin il s'est retrouvé face à un camion, mais genre vraiment face, et pas loin du tout, donc il s'est rabattu.

Enfin je croyais.

Parce que la seconde d'après, j'ai vu sa voiture plonger dans la fossé, 10 mètres devant moi. Et il est balèze le fossé.

Warning, arrêt sur le bas côté, comme 3 autres voitures. Je vois les gens derrière moi foncer vers le fossé, je prends mon portable et compose le 112.

C'est vraiment la merdouille, le 112, t'as le temps de crever 10 fois avant d'avoir un médecin, c'est la deuxième fois que je les appelle, et je fais le même constat à chaque fois.

Et pis va expliquer toi, ou tu es, quand tu es une Bretonne en Franche Comté hein. J'étais même pas sure du département dans lequel on était.

Bref, la dame, dans la voiture - une megane, tiens - elle était en plein choc traumatique. Les gens l'ont tirée hors de la voiture et l'ont calée dans la mienne, parce qu'elle était la plus près - et là, j'ai vraiment regretté de pas avoir nettoyé l'intérieur de ma cracramobile... -.

Le monsieur qui avait joué au débile, et perdu donc, il est sorti tout seul de sa carcasse et il était bien silencieux.

Je te jure qu'à ce moment là, j'en menait pas très large, j’étais toute choquée d'avoir vu la voiture manquer le camion et tomber dans le fossé, mais en plus le malaise de la dame me contaminait. J'avais des vertiges et tout le corps qui tremblait.

Et là, mais là ce fut l'apothéose quoi. J'ai dit aux gens arrêtés que les pompiers arrivaient, et en 2 minutes ils me laissaient me débrouiller avec la dame traumatisée dans ma voiture.

Enfin ils ont pris des photos de l'accident avec leur smartphone avant de se tirer hein. Bande de cons. De gros cons même.

Elle était vraiment mal la dame, j'avais vraiment peur qu'elle me fasse un gros malaise dans ma cracramobile, et c'est pas son mari muet et pas très fier qui m'aurait aidé hein, il était trop occupé à chercher ses mots pour expliquer à son fils comment il avait ruiné sa voiture.

Alors je suis restée toute seule, portière à moitié ouverte, à inonder ma cracramobile et tenant la main de la dame pour essayer de la rassurer alors que j'en menais pas très large. Elle me faisait tout plein de peine, elle avait l'air tellement désemparée et choquée. C'était ptet l'état de ma cracramobile qui la choquait autant, remarque.

Et puis les pompiers sont arrivés, et je me suis fait engueuler parce que j'avais pas mon gilet jaune. Mais j'étais dans ma voiture, alors je comprenais pas. La dame m'a fait deux gros bisous, et pis ils l'ont prise pour l’emmener au camion, et avant le camion, elle est tombée dans les pommes. Ils l'ont chargée comme un paquet devant la mari muet, et là, c'est moi qui était bouleversée et inquiète pour elle.

J'ai repris ma voiture toute mal, j'ai essayé d'appeler ma maman et mon papa, comme une gosse, mais personne me répondait - bah ouais, les gens ont pas tous mes horaires de fonctionnaire du privé -.

Je suis arrivée à Leroy Merlin toute tremblotante, et j'ai fini par fondre en larmes. Bref.

Je trouve ça quand même assez dingue. Alors oui d'accord les gens s'arrêtent pour sortir les deux passagers de la voiture, mais je sais pas, on n'abandonne pas sur le bord de la route deux personnes qui viennent d'avoir un accident, même si elles n'ont pas l'air blessées.

Enfin merde quoi, c'est quoi cet état d'esprit de merdeux qui fait qu'on peut pas prendre juste une demi heure pour s'assurer que deux personnes, certes inconnues, mais choquées, vont bien ? Pour être sur qu'elles sont prises en charge par du personnel médical compétent ?

Je suis sure qu'à la maison, les gens seraient restés, ou alors je suis vraiment trop idéaliste, je sais pas.

Merde quoi.
Rendez-vous sur Hellocoton !

dimanche 11 septembre 2011

L'angoisse

A un mois et demi de la fin officielle de mes études et du début officiel du chômage de ma recherche d'emploi, je prends conscience d'une chose qui ne m'avait jusque là jamais effleuré l'esprit.

C'est vachement facile de faire des études. On choisit un domaine qui nous intéresse, on essaye, on choisit l'école qui nous a choisit aussi, on bifurque pour rigoler, comme ça on a une double compétence qui n'intéresse pas grand monde mais qui fait son petit effet quand on sort comme ça, naturellement, en réponse à la question "tu fais quoi dans la vie ?", "oh moi je suis ingénieur en pharmacologie, et j'ai fait une année de marketing en école de commerce" - tu remarqueras quand même que je me la raconte pas trop, je dis systématiquement école de commerce, et pas HEC -.

C'est comme ça qu'on arrive après 7 ans d'études post bac - parce que j'ai retapé ma prépa en plus, pour retenter le concours véto -, à regarder ses diplômes en se demandant ce qu'on va bien pouvoir en faire, maintenant.

Parce que là faut choisir. Si je continue dans l'industrie pharmaceutique ou la cosméto, je vais probablement trouver du boulot plus vite, mais après plus personne voudra de moi ailleurs, comme le dis si bien une des chefs de produits de ma boite "si tu commences dans le parfum, après c'est fini, t'en sors plus".

Et si je bifurque dans un autre domaine, je vais galérer à trouver une boite qui prendra le risque de me donner ma chance, et il faudra que je fasse mes preuves plus que n'importe qui d'autre, et peut être pour me retrouver bloquée dans un autre domaine.

En fait j'aime pas l'idée que ton premier boulot conditionne le reste de ta vie. J'ai toujours été trop curieuse, et y'a des millions de trucs qui m'intéressent. Le problème, c'est que je pourrais surement pas tout faire, et que là tout de suite, j'arrive pas à identifier ce qui m'intéresse le plus dans ces millions de trucs. Et donc je peux pas choisir ce que je vais faire pour les 42 années de cotisation obligatoires si je veux pas finir à 85 ans à faire la manche dans la rue.

Parce que si je continue dans ma non envie d'enfant, j'aurais même pas la possibilité de faire culpabiliser quelqu'un sur ma situation dans le but de l'obliger à m'accueillir.

Et, cerise sur le gâteau, j'ai envie de rentrer à la maison. Dans mes rêves les plus fous, j'ai genre le boulot le plus intéressant du monde en Bretagne, j'ai une micro maison avec un jardin, j'ai ma voiture - parce qu'elle me manque, ma voiture - et y'a la mer pas loin. Sauf que tous les postes qui m'intéressent sont à Paris. Toutes les annonces que je remarque et pour lesquelles je me dis "celle ci je postule", c'est Paris. Et puis pas Paris-c'est-un-peu-au-bord-y'a-moyen-d'habiter-ailleurs-et-de-venir-en-voiture-le-matin, non, Paris genre Paris-pile-au-milieu-là-ou-ok-c'est-joli-mais-ou-tu-viens-en-métro-épicétou. Le Paris que je déteste quoi.

On se rend pas compte, quand on est étudiant, à quel point les choix sont faciles. Là maintenant ça y est, il va falloir vraiment décider, et moi j'ai pas envie.

J'ai que 24 ans, j'ai encore le droit d'avoir envie de plein de choses non ?
Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 6 août 2011

Se foutent quand même un peu de la gueule du monde, la CAF

Quand j'étais encore qu'une étudiante en marketing dans le sud parisien, je recevais des aides de la CAF des Yvelines pour la maison qu'on habitait à 7.

En déménageant, évidement j'ai signalé de suite mon "changement de situation", vu que dans le centre de Paris, mon loyer doublait, et que donc j'avais un peu beaucoup besoin des aides en conséquence.

Ça fait 3 mois hein.

Cette semaine j'ai reçu une lettre me donnant mon nouveau numéro d'allocataire. Youpi.

Aujourd'hui je reçois une lettre de la CAF des Yvelines, me disant qu'ils avaient bien pris note que je quittais mon logement en Mai. Et donc qu'ils m'avaient versé des sous en trop.

Pourtant c'est pas faute de leur avoir dit hein, en leur envoyant mes papiers pour recevoir les aides il était bien notifié que je partais en Mai, et en plus j'ai fait mon changement de situation début Juin.

Mais alors le mieux c'est que je leur dois des sous, mais que j'ai toujours pas de nouvelles des aides que je suis supposée percevoir depuis 3 mois hein.

Des fois j'ai quand même envie de les appeler en leur demandant s'ils sont réellement au courant de combien coûte un loyer sur Paris, et de combien gagne un stagiaire...

Faudrait leur dire, quand même, que bon, oui c'est déjà bien qu'on ai des aides, mais quand on compte sur ces aides pour vivre, ben on les attend quand même impatiemment.

Remarque d'ici à ce qu'elles arrivent, je serai au chômage, ça fera comme un cadeau d'entrée dans la vie "active", un peu, mouhahaha.
Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 23 juillet 2011

Et voila

On s'y attendait tous un peu, mais la nouvelle remue quand même quelque chose en moi.

Je ne vais pas vous mettre une vidéo d'un de ses derniers concerts montrant sa déchéance et l'état dans lequel elle était rendue.

Non j'ai choisi cette vidéo là, non seulement parce que sa voix est magnifique, mais aussi parce que cette caméra ne ment pas. Malgré le maquillage et la coiffure trash, son visage montre combien elle était jeune, Amy. Et c'est l'une des seules vidéos sur lesquelles on s'en rend compte à ce point.

Et aussi parce que c'est l'une des rares vidéos sur laquelle on peut la voir sourire.


Amy Winehouse: Rehab a cappella par senzadenti

RIP Amy Winehouse, sa courte carrière aura tout de même marqué notre génération je pense.
Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 23 mars 2011

Reusement qu'ils ont pas de concurrence la SNCF

C'est vrai non ?

Déjà sérieusement, t'as déjà vu un truc plus stressant qu'une gare ? J'ai jamais compris perso, comment je peux être aussi zen dans un aéroport et aussi stressée dans une gare, alors que je suis phobique du voyage aérien.

En plus regarde moi ces prix, y'a aucune logique, le Paris Angers coûte quasiment aussi cher que le Paris Quimper. Y'a aucune corrélation distance/prix ou durée/prix, les prix ont l'air fixés au pifomètre.

Imagine une réunion pricing à la sncf.
"Bon les mecs, le Rennes-Brest, on le met à combien ?"
"Bah chais pas, il pleut tout le temps à Brest, mets pas trop cher ptet"
"Ouais mais y'a la mer à Brest"
"Ah ouais donc on peut faire banquer les touristes"
"Ouais mais bon, sont moins riches que ceux qui vont sur le Côte d'Azur"
"Ben faut de la volonté pour se faire des vacances à Brest..."
"Putain sérieusement, vous trouvez pas qu'il font chier les Bretons ?"
"J'ai jamais pu supporter ces traditionalistes adorateurs du biniou"
"Ouais c'est vrai, aller 35 euros ça va ?"
"Ouais OK"

Et voila, Rennes-Brest, 35 euros, adjugé vendu.

Je devrais ptet postuler à la sncf, ça doit être fun.

Bref, hier donc, je voulais un aller retour pour aller passer le week end dans un endroit qui sent l'iode et ou y'a pas de parigos, donc je fais une recherche sur le calendrier des prix du site de la SNCF. Et là purée, le billet du lundi matin, qui était à 46 euros 2h avant, était passé à 63. La haine.

Pour voir si y'a pas un bug, je fais la même recherche en passant par la recherche rapide de la page d'accueil. Et là le même billet était bien à 43 euros.

Bande de fachos, dirait l'américain de ma classe - c'est son insulte préférée anti français, pour lui on est un pays de fachos -.

Moi je m'en fous au final, j'ai bien payé le billet 43 euros, mais quand même, c'est quoi ce site de voleurs ?

Messieurs de la SNCF, au cas ou vous ne le sauriez pas, aujourd'hui il y'a énormément de personnes compétentes en informatique, alors soyez gentils s'ils vous plait, mettez votre spécialiste du e-commerce au rencard, et payez vous un vrai bon informaticien qui sera capable de régler les différences insupportables qu'il y'a sans arrêt entre les calendrier des prix et la recherche rapide de la page d'accueil - oui parce que là j'ai parlé des prix, mais y'a aussi des trains qui disparaissent entre les deux...-.
Rendez-vous sur Hellocoton !
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...