jeudi 18 juillet 2013

La règle des trois unités

J'ai attendu, pas mal de temps avant de te parler de cet EP. Parce que j'ai mis un peu de temps à l'apprivoiser, parce que j'ai probablement mis trop de temps à le comprendre.

Ben Mazué - mais si tu connais je t'en ai déjà parlé - a sorti un nouvel EP, en version digitale. Un EP qui s'appelle "La règle des Trois Unités".


Oui je sais, c'est un peu bizarre comme nom, mais il y'a une explication. La règle des trois unités, c'est une règle de théâtre classique - ouais, je sais, c'est pas ton domaine, mais le mien non plus, rassure toi - qui a pour but de capter l'attention du spectateur jusqu'à la fin de la pièce. Les trois unités sont l'unité de temps, l'unité d'action et l'unité de lieu : l'unité de temps parce que la durée de l'action de la pièce ne doit pas excéder les 24h, l'unité d'action car la pièce ne doit mettre en scène qu'une action principale, et l'unité de lieu car la pièce ne doit se dérouler qu'à un seul endroit.

Ben Mazué s'est donc amusé à enfermer toute son équipe une journée entière dans un appartement à Montparnasse pour enregistrer les six jolis morceaux de sa petite pépite.



Bien plus doux que son album, j'ai d'abord eu l'impression qu'il manquait quelque chose par rapport à celui-ci, j'ai eu du mal à le comprendre, j'avais comme l'impression qu'il manquait un bout du Ben Mazué que j'avais l'habitude d'écouter. Et puis j'ai écouté plus fort, j'ai écouté les paroles, j'ai écouté la douceur des morceaux. Et j'ai compris le nom de l'album, parce que dans cet EP, on a finalement qu'un seul Ben Mazué, celui qui est doux, rêveur, celui qui voit les choses avec un coeur d'enfant et un regard d'adulte à la fois, celui qui doute, beaucoup.

J'aime énormément ce côté là de Ben Mazué, et je n'aurais pas accroché à cet album s'il avait choisi l'autre, le côté plus drôle, plus léger, plus moqueur.

Parce que les doutes, justement, c'est ce que j'aime chez Ben Mazué. Parce qu'on vit dans un pays, dans une époque, ou l'on n'a pas le droit au doute, ou l'on ne réussit sa vie que si l'on se trace un chemin à suivre et qu'on le suit scrupuleusement.



Ben Mazué, il te dis que tu as le droit de douter, que c'est pas grave si tu sais pas, que c'est pas grave si tu rates, que le meilleur dans la vie, c'est ce qui arrive de manière spontanée, imprévue, que parfois ça a du bon de suivre nos envies comme elles viennent, même si c'est bizarre, même si c'est pas logique, même si ça parait fou, que l'important c'est d'y croire, de faire en sorte que le bonheur vienne et reste ici, même quand c'est pas vraiment évident.

Ben Mazué, c'est comme un ami qui te tend une épaule en te disant "t'inquiète pas, c'est normal si tu doutes, c'est pas grave si tu te plantes, si tu dois tout recommencer, t'auras une deuxième chance, t'auras même mille chances si tu fais juste l'effort de les voir et de t'ouvrir un peu au monde, et tu verras, quand on sait comment la prendre, et même quand on a des soucis, la vie peut être douce".



Cet EP, c'est exactement ce que j'ai besoin d'entendre en ce moment, parce que c'est exactement la façon dont je vois les choses, dont j'ai envie de les voir, mais souvent, j'oublie, et j'ai besoin qu'on me le rappelle. C'est pour ça qu'après l'avoir bien écouté, il m'a parlé, il m'a touchée, il m'a fait réfléchir, et dédramatiser. Et ça m'a fait du bien, beaucoup de bien.

Merci Ben.




Tu peux trouver cette jolie chose sur iTunes, elle ne coûte pas cher du tout et fait plein de bien dans le dedans de toi même, comme je te l'ai déjà dit.
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mardi 9 juillet 2013

Les doutes, les choix, les priorités, les phases, tout ça

Ouais j'avais pas trop d'idées pour le titre.

Je ne suis pas trop passée par là ces derniers temps, parce que j'ai choisi de ne pas trop être chez moi, de beaucoup sortir et voir du monde, de beaucoup danser, de beaucoup marcher, de beaucoup rire aussi. Et de pas trop dormir - mais des fois c'est bien quand même, de dormir -.

Je n'ai pas pris beaucoup de photos, je n'ai rien écrit.

Mais j'ai quand même eu un peu de temps pour réfléchir.

Parce qu'il y'en avait besoin, en fait. Parce qu'en 2013, ma vie a pris un drôle de tournant. J'ai construis, plein de choses en fait, je me suis attachée, un peu détachée, j'ai échangé, j'ai appris, j'ai découvert.

Je me suis mis un gros coup de pied aux fesses en janvier, parce qu'il était temps. Un gros coup de pied aux fesses pour aller vers les autres. Parce qu'à force d'être toujours en vadrouille et de toujours déménager, ben je n'avais plus vraiment de vie sociale.

Ça a bien marché, le coup de pied aux fesses, je le sais parce que mon téléphone sonne tout le temps, que je ne dors plus trop beaucoup, et que je dois choisir entre trois soirées différentes vendredi prochain. Et que le ménage c'est plus le dimanche, c'est le lundi soir en vitesse, maintenant.

J'ai une équipe de horseball terrible, avec laquelle j'ai de belles chances de participer aux championnats de France la saison prochaine. On était pourtant partis de rien en novembre dernier. Je suis dans une ville où la salsa se danse tous les soirs et où j'ai en quelques mois réussi à rattraper le niveau de ceux qui avaient commencé 2 ans avant.

En fait, personnellement, je n'ai jamais été aussi bien. Tout roule et j'ai trouvé la ville parfaite. Il ne lui manque que l'océan et je m'y installe à vie. Mais bon, d'ici à ce que le niveau de la mer monte assez pour arriver ici...

Le gros soucis, c'est le côté professionnel. Mon travail ne me plait pas du tout. Je m'ennuie, on me met une pression psychologique constante, je n'ai pas de défi, pas de missions intéressantes.... Et en prime je suis sous payée.

Autant te dire, je n'ai aucune motivation, et ça me fait bien chier de me lever le matin.

Il y'a deux mois, je me disais "aller, je bouge encore une fois, je me mets à chercher ailleurs un job qui me plaise, et je me tire près de la mer".

Sauf qu'on sait toujours ce qu'on perd, jamais ce qu'on gagne. Et en me tirant, je perds une vie personnelle géniale; et je gagne une nouvelle ville dont je ne sait rien, dans laquelle il n'y a peut être ni horseball si salsa à prix abordable.

Alors je réfléchis, je réfléchis beaucoup. Et je me dis qu'un bon job c'est bien, mais qu'à un moment il faut aussi savoir faire en sorte d'être heureuse.

Et je me demande si finalement, je ne suis pas dans une phase de ma vie ou il faudrait que je me détache un peu du professionnel pour privilégier, au moins momentanément, ma vie personnelle.

Cela fait des années que je ne vis que pour construire une carrière, que j'ai déménagé pour les études, les stages, le boulot. Je n'ai jamais donné la première place à mon bonheur.

J'ai bien conscience que le début de la vie professionnelle est important pour construire des bases solides, mais je me dis que je peux bien tenir encore quelques mois comme ça, et concentrer mes recherches plutôt dans le coin, quitte à mettre plus de temps à trouver un nouveau poste.

Je pense que l'on passe tous par des phases différentes, et que là, je suis dans une phase ou je me rends compte que le boulot est loin de tout faire, et qu'il faut savoir privilégier ses relations, ses activités, et tous les moments heureux qui vont avec.

Tout ne peut pas toujours être parfait, et je préfère couver précieusement cette jolie vie que je suis en train de me construire, quitte à supporter quelques mois de plus un boulot que je déteste, plutôt que d'avoir un travail qui me plait dans une nouvelle ville que je détesterais peut être.

Alors j'ai choisi, enfin je crois, j'ai choisi de serrer les dents, de me lever le matin pour sourire hypocritement - mais pas que, j'ai aussi des collègues terribles, heureusement -, j'ai choisi de rester dans le coin parce que je l'aime, le coin, même si ça n'est pas chez moi, même si leur accent est vraiment moche et qu'ils emploient des expressions pourries. J'ai choisi de chercher un nouveau job, mais ici. Parce que mis à part le job, absolument tout va bien - ou presque -, et que j'ai conscience que c'est une sacrée belle chance, et qu'il ne faut pas la gâcher, cette chance.
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samedi 11 mai 2013

Les vacances en Bretagne

Cette semaine, j'ai fait comme tous les chanceux des ponts, j'ai posé le peu de jours qu'il restait de travail, et paf - ça a fait des chocapics - j'ai gagné une semaine de vacances pour seulement un jour de congés payés de posés.

Je me suis trouvé un covoitureur - même s'il était pas trop ravi que ma voiture sente le cheval, pourtant j'avais bien passé l'aspirateur pour enlever les poils de poney, le sable, la paille, tout ça - et hop, je suis rentrée à la maison.

On est donc partis samedi matin, très tôt, pour une route interminable, et arrivés le soir, vers 19h30 - on a fait un arrêt chez ma grand mère, et elle parle BEAUCOUP -. Forcément, après avoir entendu parler de la piscine pendant des mois, la première chose que j'ai faite en arrivant, c'est enfiler mon maillot de bain et tester cette piscine neuve par moi-même. C'est curieux, j'approuve. Tellement que j'y suis une heure matin et soir.



Le dimanche, j'ai voulu voir la mer, mais l'autre mère, la mienne, n'était pas trop motivée. J'ai malade à mon ventre, j'ai pas envie, tu sais depuis l'hôpital je suis pas très bien - c'est la grande-excuse-qui-marche-pour-le-restant-de-tes-jours ça, le tu-sais-nan-mais-moi-j'ai-failli-mourir, le truc ultime que tu peux sortir pour toujours avoir raison, c'est un peu pratique en fait, mais bon, j'ai pas très envie d'un séjour à l'hôpital, alors j'ai pas très envie d'utiliser cette excuse là trop vite -. J'ai donc juste rétorqué que si tu veux pas voir la mer c'est pas grave j'irai toute seule, et la méthode culpabilisante de la pauvre fille qui va à la plage seule marche très bien, puisqu'elle est venue du coup.

J'ai enlevé mes chaussures en arrivant à la plage, parce que j'adore sentir le sable sous mes pieds. Mais au bout de deux minutes, mes pieds plus très habitués au sable souffraient très forts du frottement, alors j'ai commencé à regretter, mais mon amour des pieds nus dans le sable a gagné quand même, et j'ai choisi d'endurer la souffrance.

Lundi et mardi, j'étais avec mon père. Le truc sympa avec mon père, c'est qu'on peut le faire marcher très longtemps sans qu'il se plaigne, alors je me suis amusée à me lancer un défi : le fatiguer. Autant te dire que j'ai échoué, pourtant j'ai essayé très fort, le premier jour on a arpenté Quimper de long en large, puis on a fait une grande marche à Ste Marine, parce que je voulais voir la mer - je crois que je veux à peu près tout le temps voir la mer, je devrais probablement songer à m'installer dessus -. 










Le lendemain, j'ai voulu aller à l'école de surf de La Torche pour me renseigner pour un stage. En rentrant dans le surf shop, j'ai découvert un pantalon tout seul par terre, et un moniteur de surf - visiblement - en caleçon un peu trop loin de son pantalon -. Ça m'a fait rire, un peu, parce que ça m'a rappelé plein de souvenirs de monitrice de voile, et l'espace d'un instant j'ai eu envie de demander au monsieur de la caisse si c'était vraiment une obligation de se défaire de son pantalon devant le comptoir, mais mon père était là, alors je suis restée correcte et stoïque, et j'ai ri dans le dedans de ma tête. Le beau gosse - oui parce qu'il était beau gosse, donc c'était pas trop gênant qu'il soit en caleçon, en fait - est venu récupérer son pantalon et l'a remis devant moi en disant excusez moi hein je fais comme chez moi ici -. Là j'ai ri - pendant que mon père devait probablement se demander si sa petite fille chérie et innocente allait se remettre de cette vision indécente - et le jeune homme pantaloné est parti, donc j'ai pu formuler ma demande sans situation distrayante dans la pièce - quoi, je l'ai jamais obligé à se balader en caleçon hein, il l'a fait tout seul -.








J'ai abandonné l'idée de fatiguer mon père ce jour là, je l'ai fait marcher des kilomètres dans la pluie, avec le vent de face, au point d'en avoir affreusement mal aux hanches, mais lui il gambadait encore comme un jeune faon après ça.

Mon père 1 - moi 0.

Mercredi, j'ai décidé d'acheter des chaussures, et comme d'habitude, ça a été l'aventure. J'ai trouvé une paire de Converse en soldes. Je hais les Converse, mais celles ci, elles sont canons, alors j'ai fait semblant d'oublier que j'ai toujours dit que j'achèterai jamais de Converse, et j'ai fait comme si j'adorais ça. Personne ne me l'a encore fait remarquer, je peux donc dire une chose pendant des années et faire l'inverse derrière, si je fais comme si c'était normal, personne ne s'en rend compte, c'est bon à savoir. Le seul soucis c'est que le monsieur qui m'a vendu les Converse, il était complètement à côté de ses pompes ce jour là, et il s'est trompé, deux fois. Mais j'avais bien senti qu'il était pas super clair, alors en arrivant à la voiture, j'ai vérifié, en voyant la première chaussure j'ai vu qu'il m'avait pas donné la bonne, donc je suis retournée, puis revenue à la voiture, et en voyant la deuxième chaussure, je me suis rendue compte qu'il s'était trompé aussi, donc j'y suis retournée une troisième fois, comme une cliente chieuse et intransigeante. Mais comme j'avais le sourire, c'est passé comme une lettre à la poste. Moralité : j'aurais du faire commerciale.

Cette semaine, c'est la semaine du Golfe - du Morbihan - - c'est en Bretagne hein, si jamais tu sais pas - - t'as le droit, moi j'arrive toujours pas à placer la Haute-Saône sur une carte, pourtant j'y habite depuis un an -, alors avec une copine, on a fait nos bons clichés de monitrices de voile, et on est allées se balader dans les ports voir les beaux bateaux. C'était une mauvaise idée, parce que déjà y'avait plein de vent et je suis rentrée avec 13504 nœuds dans les cheveux, un gros coup de soleil sur le nez, mais surtout, depuis je veux recommencer la voile, et elle veut faire toute la semaine du Golfe l'année prochaine.







Après avoir échoué sur le défi "fatiguer mon père", j'ai amené ma mère marcher aujourd'hui, et ça a drôlement mieux fonctionné, elle est rentrée vannée, la pauvre. En passant  on s'est arrêté regarder les funboards, et maintenant, je brûle d'envie de recommencer la planche à voile.





Je crois qu'il va falloir que je rentre en Bretagne, alors si tu as vent d'un poste en marketing dans le coin, fais moi signe. Je sais faire plein de choses et je travaille bien, promis.
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mercredi 1 mai 2013

Les prénoms bizarres


Photo de saison - oups on me dit dans l'oreillette que ce n'est plus l'hiver -
Il y'a quelques semaines, l'une de mes collègues a pondu - sois pas choqué, j'aurais pu dire mis bas, ça aurait été encore pire -, une petite fille. Elle l'a appelée Harper, comme Ben, ouais, sauf que là c'est son prénom.

Quand tu donnes ce genre de prénom à ton enfant, c'est comme si tous les gens se sentaient obligés de commenter, genre il doit y avoir une grande loi de l'Univers qui dit qu'il faut nécessairement donner son avis quand une petite fille qui ne s'appelle ni Marie, ni Julie ni Chloé vient au monde.

Et le commentaire qui vient le plus souvent pour les enfants aux noms chelous - par chelou, il faut entendre, pas commun -, c'est "la pauvre puce elle va s'en prendre plein la figure à l'école" - et tu noteras que c'est un argument qui sert un peu à tout, genre ça marche aussi si les parents sont homosexuels, si la mère est grosse, si le père est atteint de nanisme, enfin bref -. L'argument BETON quoi, le bien être de l'enfant, son équilibre, les parents égoïstes, tout ça.

Et puis au milieu d'une conversation, j'ai eu le malheur de dire que je trouvais ça super joli, Harper. Et super cool, en plus. J'aurais kiffé m'appeler Harper, moi, comme Ben. Ça a provoqué deux réactions différentes, une personne a osé dire qu'effectivement elle aussi trouvait ce prénom plutôt joli, et les autres m'ont regardé avec ce regard accusateur du "oui mais forcément toi...".

Nous y voila. J'ai eu la chance d'être affublée moi aussi d'un prénom chelou le jour de ma naissance, le genre de prénom qui fait bizarre dans les oreilles la première fois qu'on l'entend, et que les gens écorchent pendant des semaines avant d'intégrer la prononciation du bazar.

Alors si tu es un futur parent, et que tu hésites fortement entre appeler ta progéniture Léa ou lui donner un nom qui te plait vachement plus mais pour lequel tout le monde s'exclame "NAN MAIS TU VAS QUAND MEME PAS L'APPELER COMME CA TU VAS GACHER SA VIE !", cet article est pour toi, je vais te dire un truc :

On le vit très bien, si si, pour de vrai, je te jure. Je le vis très bien, je suis sure qu'Harper le vivra très bien aussi, et qu'elle trouvera son prénom super cool, tout comme les deux petits montres d'Elsa vivront très bien le fait d'avoir de très jolis prénoms venus d'ailleurs.

J'ai un prénom italien, un prénom que personne n'a jamais entendu avant moi, que tout le monde écorche tout le temps, et dont personne ne se rappelle jamais. Et que personne ne sait écrire, en plus. Dis comme ça je sais que ça donne pas très envie, mais je t'assure que j'en suis très contente - même si Harper c'est drôlement plus cool quand même -.

Alors, ça fait quoi d'avoir un prénom chelou ?

Tu passes ton temps à le crier très fort et plusieurs fois dans les oreilles des gens que tu rencontres

Ça c'est le côté pas très cool. La question "tu t'appelles comment ?", c'est un peu ta bête noire en soirée, quand la musique est forte et les gens...joyeux. Parce que généralement, la réponse est suivie de quatre "Hein ?", et tu répètes, encore et encore. Et au bout d'un moment tu laisses tomber, et tu laisses les gens t'appeler par le prénom qu'ils ont compris la quatrième fois, même si c'est pas du tout le tien.

C'est comme ça que finalement j'ai appris à répondre à plusieurs prénoms différents, parce que maintenant je sais que Olivia, Priscilla, ou Célia, bah c'est moi, même si c'est pas du tout mon prénom.

Il faut à peu près trois semaines à quelqu'un pour se souvenir de ton prénom, et comptes une ou deux semaines de plus pour qu'ils sachent l'écrire

C'est comme ça que tu en arrives à être pour les gens "la fille au prénom bizarre, mais qui n'a pas de prénom parce qu'on s'en souvient plus". Et forcément, personne n'ose te le demander hein.

Mais alors quand il faut l'écrire, c'est le plus drôle. La plupart du temps je laisse les gens faire, et je me marre, je me retrouve avec trois fautes dans mon prénom, pour seulement 6 lettres, du grand art. Alors que ça s'écrit exactement comme ça se prononce, y'a genre aucun piège quoi. Dans les e-mails professionnels, c'est le festival, j'ai beau toujours signer mes e-mails, ça ne change rien, personne n'orthographie mon prénom correctement. Ma propre chef a même mis un mois à comprendre qu'elle mettait un e à la place d'un i.

Mais pour rétablir la vérité, il y'a aussi des gens qui ont tendance à justement retenir bien plus facilement les prénoms bizarres. Genre tu leur dis une fois, et ça les marque tellement qu'ils n'oublieront jamais ton prénom. Je les aime ceux là.

Il faut systématiquement répondre à la question "mais t'es d'origine italienne?"

Non, j'ai juste un prénom italien, c'est tout. J'ai pas souvenir que ce soit interdit de porter un prénom d'une autre origine que la notre.

En tapant mon prénom sur Facebook  tu n'as même pas besoin de mon nom de famille pour me retrouver, et d'ailleurs, en le tapant sur google mon ami, tu peux me refaire mon CV

Ça c'est le côté pas pratique, vraiment pas pratique, si jamais t'as envie de faire ta petite enquête sur moi, tu trouves tout ce que tu veux. C'est exactement pour ça que je ne donne pas mon prénom sur le blog, ni nul part sur internet. C'est super emmerdant, parce que j'aimerais bien pouvoir m'en servir, de mon prénom.

Passé les premières secondes pendant lesquelles ça arrache les oreilles de la personne qui ne l'a jamais entendu, tout le monde a une réaction positive

Je ne me souviens pas d'une seule personne qui ai réagit négativement à mon prénom - comme quoi, les gens sont polis -. Généralement, j'ai toujours droit à un "Tiens, je n'avais jamais entendu ce prénom" "C'est très joli" et autre gentillesses accompagnées de sourires. C'est même drôlement pratique pour commencer une conversation, parce que ça te donne un sujet de conversation assez facile.

Tu ne croises jamais une seule personne qui s'appelle comme toi

Je crois même que j'en serais traumatisée. Mon prénom, c'est moi, c'est pas quelqu'un d'autre. Je veux dire, quand tu t'appelles Aurélie, tu as passé toute ta scolarité avec au moins trois autres Aurélie dans ta classe. Ben pas moi, je n'ai JAMAIS croisé quelqu'un qui portait mon prénom. Et ça me va très bien.

Tu n'as même pas besoin d'être originale pour te faire remarquer

Rien que ton prénom te donne une particularité qui fait que les gens te remarquent un peu plus que les autres. C'est pratique, ça permet de ne pas avoir à en faire des caisses pour qu'on se souvienne de toi. Je dis pas que ça te rends plus intéressante hein, loin de là, juste qu'on se souvient plus facilement de toi après.

Les gens adorent prononcer ton prénom

J'ai remarqué ça dernièrement, prononcer mon prénom, c'est comme dire un gros mot quand on a 5 ans, sauf que là c'est pas interdit de le prononcer, c'est juste rare. Du coup les gens ne se contentent jamais de dire juste bonjour, ou juste ça va, ils mettent systématiquement mon prénom derrière, et c'est super mignon.

Bref même si je suis assez indifférente aux sonorités de mon prénom que je ne trouve pas particulièrement jolies, je suis drôlement contente que mes parents aient dit merde aux têtes bien pensantes qui ont surement du leur dire "mais la pauvre petite, tu as pensé à elle ?", parce que j'aime énormément le fait d'avoir un prénom rare - en plus, j'ai échappé à Capucine grâce à ce prénom, alors forcément je l'aime tu vois -. Le truc le plus bizarre, c'est que mon frère a lui un prénom anglo-saxon, ça fait pas très raccord, franchement.

Alors si tu vas avoir un microbe et que tu as envie de lui donner un prénom chelou, va y, fais toi plaisir.

Et si on pouvait un peu arrêter de toujours tout critiquer, surtout des choix comme le prénom des enfants des autres, ça serait vraiment pas mal aussi. Un prénom c'est personnel, ça nous évoque quelque chose. Et tout le monde a bien le droit d'appeler son schtroumpf comme il le veut sans provoquer un lever de boucliers de la part de gens qui ont préféré appeler le leur Enzo - Enzo, c'est un peu le nouveau Nicolas non ? -. Parce que non les enfants ne souffrent pas d'avoir des prénoms qui sortent de l'ordinaire, mais par contre ça ne fait jamais plaisir aux parents d'être critiqués sur ce genre de choix. Il serait peut être temps d'arrêter de penser comme des moutons, ça nous poussera peut être à arrêter d'agir comme des moutons, en même temps.
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dimanche 21 avril 2013

L'égalité

Comme je te l'ai dis dans un précédent post, je me suis mise à la danse dernièrement. J'en fait beaucoup. Beaucoup de bachata, pas mal de salsa, et de la kizomba quand je peux. J'adore ça, et je progresse plutôt bien. Je suis même plutôt loin d'être ridicule, pour une débutante.

J'ai quelques cavaliers favoris en kizomba. La kiz c'est un peu délicat comme danse, parce que contrairement aux autres danses dans lesquelles tu as la possibilité de mettre une distance de sécurité entre toi et le cavalier, en kizomba si tu n'es pas collée au monsieur des pieds à la tête, tu n'arrives à rien parce que tu ne sens pas son guidage.



Ça implique qu'il faut soit que tu sois totalement impudique, soit que tu connaisses un peu ton cavalier et que tu te sentes à l'aise avec lui. Enfin en tout cas pour moi ça marche comme ça, j'arrive pas à me coller aux inconnus, je sais que d'autres filles peuvent le faire et je ne me permettrais surement pas de le juger, mais perso j'ai du mal avec ça.

J'ai donc quelques cavaliers avec lesquels je préfère danser la kizomba, et en particulier un avec lequel je suis super à l'aise pour ça. Le pauvre n'a pas eu beaucoup de chance hier, parce qu'il était le seul à venir à un stage organisé par notre prof et à la soirée qui suivait. Mais pour le coup on était un peu tous les deux pareils, parce que j'étais la seule des filles avec lesquelles il a l'habitude de danser à venir ce soir là aussi.

Ce qui implique qu'on a beaucoup dansé ensemble, et qu'on est restés papoter au bar tous les deux aussi. Pendant les kizomba, il y'a toujours assez peu de personnes sur la piste, ce n'est pas la danse que les gens préfèrent, les hommes n'osent pas trop inviter les femmes qu'il ne connaissent pas, et vice versa. Si tu danses plusieurs fois avec le même partenaire, ça se voit donc très vite, surtout quand tu fais des passes un peu plus compliquées que les autres - et hier, il y'a avait beaucoup de débutants - - et mon cavalier préféré, il aime bien tenter des trucs compliqués, faire des renversés, tout ça - - ça fait que je rigole beaucoup pendant qu'on danse, parce qu'une fois sur deux j'ai les pieds qui s’emmêlent -.

Au milieu de la soirée, au début d'une kizomba, un autre danseur s'est approché de nous au bar.

"Je peux te la piquer ?"

J'ai fait mine de rigoler, mais franchement ce genre de demande me fait bouillir. Parce que ce n'est pas la première fois que cela m'arrive, et que plus ça va plus ça me donne envie d'exploser. La semaine dernière, on m'a carrément demandé si j'avais le droit de danser la kizomba avec quelqu'un d'autre que la personne avec laquelle j'étais arrivée à la soirée.

On est en quelle année déjà ? 2013 tu dis ? Alors pourquoi pour m'inviter à danser, on demande d'abord l'autorisation au cavalier qui a eu le malheur de m'inviter plus de 3 fois dans la même soirée ?

Il me faut vraiment l'autorisation d'un homme pour aller danser avec un autre ? Je peux pas choisir toute seule ? Y'a une règle qui indique qu'une femme n'a pas le droit de se coller sans aucune arrière pensée à deux hommes différents dans la même soirée, juste pour danser une kizomba ? Le premier arrivé possède la nana pour la soirée en fait, c'est ça ?

Non mais sincèrement, je suis sidérée qu'à notre époque, et même parmi les jeunes - ce genre de questions vient en plus toujours de personnes plus jeunes que moi -, la femme soit toujours considérée comme propriété de l'homme. Sidérée que ceux qui veulent m'inviter se disent "elle est avec lui donc je vais d'abord lui demander à lui si je peux l'inviter à danser".

Ça me donne l'impression d'être encore à cette époque ou la jeune fille passait du statut de propriété du père à celui de propriété du mari.

Alors oui, quelque part je peux comprendre l'hésitation de celui qui voulait m'inviter. Avec mon cavalier préféré, on danse très collés, et à cette soirée, on avait dansé toutes les kizomba uniquement ensemble. Donc quelque part les gens avaient pu se dire qu'on était en couple. Et il est parfaitement compréhensible que certains n'aient pas trop envie que leur chéri/chérie aille se coller à une autre personne. Mais même si c'était le cas, tu invites directement la personne que tu veux inviter, et si cette personne ne veut pas danser avec un autre partenaire que le sien, elle te dit non elle même, c'est pas plus logique ?

Je te le dis, il va falloir se battre très très fort et ne rien lâcher si on veut l'avoir, notre égalité...
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dimanche 27 janvier 2013

Les moments difficiles...et les choses qui les rendent plus doux

Tu sais comme je mettais plein d'espoirs en cette nouvelle année, je te l'ai dit il n'y a même pas un mois. Ben pour l'instant je suis déçue, très déçue.

Parce que si 2012 était nulle, 2013 est pire, pour l'instant.

Ces deux dernières semaines ont vraiment été difficiles. Gros problèmes au boulot, maman à l'hôpital on ne sait pas trop pourquoi. Et tout est arrivé soudainement, sans prévenir, et pile en même temps.

La première semaine, je l'ai passée à fondre en larmes pour tout et rien. Mes collègues n'étaient au courant de rien, j'ai vraiment du passer pour une tarée. Tant pis.

Le problème quand tu vis des moments comme ça, c'est que les personnes autour de toi ne savent pas trop comment réagir, et les seules auxquelles tu te confient ont une fois sur deux la même réaction.

"Ne t'inquiète pas, ça va très vite aller mieux, tu es forte, tu rebondis toujours, tu as traversé bien plus dur que ça"

C'est comme si ces personnes niaient ton désespoir, comme si elles se disaient "de toute façon, j'ai rien à faire, Habana elle gère tout, elle va s'en sortir sans moi, elle le fait toujours", tu te confies à eux, mais visiblement ça les soûle de te soutenir un peu, c'est compliqué, faut trouver les bons mots, alors ils se défont de cette "charge" que tu leur imposes en se disant que tu vas t'en sortir comme une grande, comme d'habitude.

C'est un peu lourd, de toujours être considérée comme celle qui est forte, qui se sort de tout. Parce que c'est faux.

Je crois que tout le monde gère les coups durs à sa manière, tout le monde a besoin de différentes choses. Au moment où tout ça m'est tombé dessus, c'est con hein, mais j'ai ressenti le besoin d'aller danser. Pas aller bouger mes fesses en boite sur de la soupe inécoutable, non, danser vraiment, apprendre.

Je suis une curieuse, mais plutôt dans le bon sens du terme. Depuis quelques semaines je voyais passer sur Facebook via une amie des vidéos d'une danse que je ne connaissais pas, la kizomba. Et va savoir pourquoi, à ce moment là je me suis retrouvée à entrer dans Google-mon-ami "cours kizomba besançon".


Le plus drôle, c'est que j'ai trouvé. Samedi dernier avait lieu dans un bar du coin un stage de kizomba débutant et de bachata intermédiaire. Je n'ai jamais dansé la bachata, mais tant pis, après avoir pris quelques renseignements - comme par exemple ça dérange pas trop une fille qui n'a jamais dansé la bachata ? - je me suis inscrite.

Petite fierté personnelle, au début ça a été un peu dur de gérer la bachata - j'ai beaucoup ri on va dire, et je me suis beaucoup excusée auprès des hommes qui dansaient avec moi -, mais à la fin, je suivais plutôt bien, j'avais au moins intégré la choré et le rythme, et j'arrivais à éviter les pieds de mon partenaire, je trouve ça déjà pas mal - d'ailleurs le prof m'a félicitée - - pas pour avoir évité les pieds des mes partenaires hein -.


Par contre si jamais tu as des problèmes avec ton corps, évite ce genre de danse, parce que tu te retrouves complètement collée au danseur hein, genre tu connais même pas son prénom, mais lui il peut à peu près évaluer ta taille de bonnet, c'est assez déroutant - d'autant plus quand le prof finit en disant "aller les filles, vous allez essayer de coller votre tête à la tempe de votre partenaire", comme si tout le reste du corps collé à lui ça suffisait pas, déjà, hein -

Et bien je vais te dire, après une grosse semaine de merde, aller s’emmêler les pieds sur des rythmes d'ailleurs, ça fait énormément de bien.

A tel point que j'y suis retournée jeudi, pour un cours de bachata, et puis vendredi en soirée salsa. Et puis j'y retourne jeudi prochain, et tous les jeudis en fait.

Et je vais te dire sincèrement, une semaine après ce stage, je ne sais toujours pas pourquoi, mais j'en avais vraiment besoin, de danser, d'apprendre, d'aller m’emmêler les pieds. Parce que la danse, ça rend mes problèmes plus petits, en fait, je crois. C'est mon truc à moi pour oublier un instant, pour me sentir mieux pour une soirée, et me sentir mieux dans ma vie tout court.

Je ne m'en étais pas vraiment rendu compte avant, mais en fait cela me manquait vraiment, de ne plus danser, parce que déjà à l'époque, quand j'étais plutôt du côté du hip hop et de la danse africaine, c'était quelque chose qui faisait partie de mon équilibre, et qui me faisait vibrer.

Ça va me demander de l'organisation, des efforts pour dégager du temps et de l’énergie  de la volonté, mais je crois que j'ai retrouvé l'une des choses qui me manquait, et je ne compte pas la lâcher de sitôt.

Par contre la salsa, j'y arrive pas DU TOUT
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dimanche 13 janvier 2013

L'effroi

Quand j'étais au lycée - c'était il y'a donc très longtemps -, j'étais amoureuse de Sean Paul.

Je sais, d'habitude avant de lancer une bombe pareille, je te prépare, je te dis que j'ai un aveu à te faire, que oui j'ai un peu honte, mais que l'adolescence c'est l'âge des erreurs tout ça, la vingtaine aussi d'ailleurs, et que bon, le mauvais goût de temps en temps, c'est pas interdit, mais j'ai décidé que j'avais pas honte du tout, et que j'assumais totalement, sur ce coup là -.

Mais genre a-mou-reuse. J'adorais ce qu'il faisait, je l'écoutais en boucle, je remuais mon popotin en rythme, et je le trouvais trop canon.


Oui, je sais, tu es en train de te demander si j'ai fumé, si tu as fumé, si tes lunettes sont encore adaptées à ta vue. Epargne toi l'aller retour vers ton carnet de santé, pas besoin de vérifier, ta dernière visite chez l'ophtalmo n'est surement pas trop ancienne, non. J'ai toujours été la seule personne que je connaisse à trouver Sean Paul canon. J'ai mauvais goût, c'est comme ça. Passons.

Mais quand même, Sean Paul, il faisait des trucs géniaux y'a 10 ans. Sérieusement, les deux albums Dutty Rock et The Trinity étaient dingues non ?




Et puis tout le monde se l'arrachait à l'époque, et vas-y que je te fais un duo avec Blu Cantrell, puis d'autres avec Sasha, Rihanna, Kelly Rowland, et la cerise sur le gateau : Beyonce, rien que ça.

Je pense que ma vieille Saxo, elle le connait encore par coeur tellement elle l'a entendu, ce morceau avec Blu Cantrell - et surement celui avec Beyoncé d'ailleurs -.



Et puis il y'avait celui avec Busta aussi, qui donne juste la patate comme c'est pas permis.



Je n'avais ni revu ni écouté Sean Paul depuis The Trinity. Probablement une bonne intuition. parce qu'il y'a quelques mois je l'ai croisé dans mon poste de télévision, et il ressemblait à ça.



J'ai cru qu'un seau d'eau froide m'était tombé sur la tête d'un coup.

Sérieusement, comment on peut songer à se montrer avec cette horrible boursouflure sur la tête ? Il nous a fait quoi là ? Je croyais qu'un homme s'arrangeait avec l'âge ? Visiblement ça marche pour George Clooney, pas pour Sean Paul, ce truc là...

Mais ce jour là, je ne l'avais pas encore entendu.

Samedi matin, comme toutes mes collègues, j'étais réquisitionnée au bureau, pour l'archivage annuel des dossiers de la boite - et crois moi, le papier, on sait faire chez nous, y'en a partout, on marche dessus, on tombe dessus, on se roule dedans, on se noie dedans, bref, y'avait du taf -.

Et puis vers 9 h, la radio est arrivée, sur le coup ça me semblait être une initiative intéressante et sympathique.

Sauf que.

La fille qui l'a allumé a dit "je mets NRJ hein, ça ira ?".

L'idée de la couper en petits morceaux - la fille hein, pas la radio - pour aller la jeter dans le ruisseau qui passe 1 km plus loin m'a effleuré l'esprit, mais je me suis retenue. J'allais pas tacher la veste que mon frère m'a offerte pour Noël.

Il a donc fallu supporter NRJ toute la matinée. je peux te dire qu'en rentrant chez moi à midi, j'avais les oreilles qui saignaient.

Mais le pire, c'est que j'ai entendu ce que Sean Paul était devenu.

Mon coeur a saigné. Des mauvais duos avec des pseudos chanteuses françaises, après Beyonce, voilà où il en est, 10 ans après.

Des morceaux insipides, sans originalité, sans âme, qui ne donnent même pas envie de remuer un orteil en rythme - et pourtant, je danse presque sur n'importe quoi, je te jure -.

Je ne te mettrai même pas un seul clip en ligne ici, je n'en suis pas capable, je préfère garder l'image que j'avais de lui avant, avant cette chute vertigineuse.

A la place de Beyonce, je serais vexée de voir ce qui passe après moi. Tu sais, c'est comme si tu sortais avec un mec, et que derrière toi, il se mettait avec un thon chauve et édenté de 110 kg qui a redoublé 4 fois son CM1 et a arrêté l'école à 16 ans, après la sixième. Tu fais forcément la comparaison, alors qu'il n'y en a juste pas à faire, mais quand même, tu la fais.

Je ne sais pas ce qui est arrivé à Sean Paul, je ne comprends pas comment il a pu faire des choix qui l'ont mené là alors qu'il n'avait qu'à continuer son chemin comme il le traçait au début. Je ne veux pas savoir en fait. Pour moi, Sean Paul a encore des tresses et n'a rien sorti depuis The Trinity.

Je sais, on appelle ça faire l'autruche, mais des fois, c'est mieux, beaucoup mieux, et ça fait du bien.

Par contre, depuis le temps, il serait temps qu'il nous sorte un nouvel album non ?
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