jeudi 13 mars 2014

Shinefree

Tomber sur une playlist dans un magazine. Entrer les morceaux sur Spotify juste pour voir. Les écouter. Supprimer ceux auxquels on n'accroche pas, ceux que l'on connait déjà. Lancer le dernier de la liste. Dès les premières notes, tomber amoureuse. Savoir que l'on va rester scotchée tout au long de la chanson. 

Un coup de foudre.

Chercher une vidéo. Trouver celle de l'artiste lui-même, sur les vagues hawaïennes, son fils de 11 mois sur la planche avec lui. Fondre devant la vidéo de surf la plus mignonne de toute l'histoire de Youtube.

Une très belle découverte.

Shinefree, Luke Golden


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jeudi 6 mars 2014

Surf spirit


C'est toujours comme ça, les journées rallongent, le temps commence à devenir printanier, et me voilà partie à rêver.

Un CD de Jack Johnson a repris place dans mon autoradio. Bientôt, on pourra ressortir les sandales, danser la salsa en plein air, on ira aux entraînements de horseball en t-shirt et de jour (en plus, le coach arrêtera de râler parce qu'on fait sans arrêt tomber la balle que l'on ne voit pas, avec notre éclairage home made du terrain), on pourra ressortir le barbecue au bord de la piscine.

Je vis pour l'été, j'attends cette saison toute l'année. Sentir le soleil sur ma peau, glisser mes pieds dans le sable chaud, plonger dans une eau toujours trop froide et me nourrir de salades, de fruits et de glaces pendant deux mois, tout ça, c'est à peu près la définition du bonheur pour moi.

Enfin, il faut lui rajouter un peu de sports nautiques, quand même.

Cette année, je suis un peu la grande gagnante niveau vacances d'été, parce que j'ai plutôt bien géré, et que j'ai soldé mes congés 2013 en prenant deux semaines fin mai, puis j’enchaîne sur les vraies vacances d'été en prenant deux semaines en juillet/août. Enfin ça, c'est si j'ai pas subitement changé de travail avant.

En mai, je vais donc ressortir la planche de surf du garage, et peut être l'amener jusqu'à l'île de Ré, puisqu'on m'a vendu quelques spots et une initiation au kite-surf (j'ai toujours rêvé de faire du kite-surf) (enfin j'ai toujours rêvé de faire tellement de choses qu'il va probablement que je sois en pleine forme jusqu'à mes 522 ans pour pouvoir y arriver) (mais le kite-surf doit être dans mon top 10, quand même).

Si j'avais 700 euros à dépenser pour me faire plaisir, j'irais sans hésiter passer la semaine de l'ascension à la Boardriders House de Quicksilver à Hossegor pour la semaine spéciale Roxy Outdoor Fitness (je me fais du mal en permanence en allant voir le descriptif de la semaine comprenant surf, yoga, spa, massage, stand-up paddle...puis en vérifiant si mon compte en banque n'a pas malencontreusement été crédité de 1000 euros tombés du ciel) (la réponse est non, bien sûr).

Pour juillet/août, je me suis promis un stage de surf au même endroit que septembre dernier, mais moins intensif cette fois-ci, puisque j'ai ma planche si jamais je veux m’entraîner un peu le reste de la journée.

Comme tu peux le voir, ce sont des vacances glisse qui m'attendent cette année. Il me reste donc 2 mois pour me trouver un fabuleux maillot de bain. Je t'en fais une sélection bientôt sur le blog ?

Et toi, tes vacances, déjà prévues ?







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mardi 4 mars 2014

Ainsi résonne l'écho infini des montagnes, de Khaled Hosseini

Ce mois-ci, j'ai eu envie de choisir des livres plus longs, envie de vivre dans une histoire pendant des jours, de m'attacher vraiment aux personnages.

Alors forcément, le bilan du mois de février, c'est un livre terminé, puisque j'ai terminé le deuxième hier, mais je ne triche pas moi, il apparaîtra donc dans les livres terminés en mars.


J'ai téléchargé le roman de l'écrivain américain d'origine afghane un peu par hasard, après être tombée sur une critique sur un blog. Et comment te dire ? J'ai été transportée.

Abdullah et Pari sont frère et sœur, de ceux qui s'aiment immensément, de ceux qui ne pourraient vivre l'un sans l'autre. Ayant perdu leur mère, ils vivent avec leur père, leur belle-mère et leur demi-frère dans un village pauvre d'Afghanistan. Un jour, le père part avec les deux enfants pour Kaboul, où il a fait le choix de vendre Pari à une riche famille afin de pouvoir subvenir aux besoins de la sienne.

Cette séparation insupportable pèsera alors, très différemment, sur la vie des deux enfants.

Le roman retrace alors l'histoire de ces enfants ainsi que de leur proches, des années 1950 aux années 2000, et s'étale de l'Afghanistan à la Côte Ouest des Etats-Unis, en passant par la France et la Grèce.

Il est écrit d'une manière extrêmement intéressante, puisque la majorité du livre porte sur les personnages secondaires, apportant ainsi une foule de témoignages différents, parfois durs, parfois touchants, de ceux qui ont un jour ou l'autre croisé la route des personnages principaux. L'auteur ne nous raconte pas seulement l'histoire de ces deux enfants, mais aussi celle de leur oncle qui a vécu avec les remords toute sa vie, de ce médecin esthétique grec qui a décidé de vivre à Kaboul pour aider ces personnes physiquement détruites par la guerre, de cette poétesse Afghane torturée qui a du fuir vers la France, de cette femme qui a abandonné sa sœur handicapée dans le désert pour pouvoir vivre sa vie...

Tous ces récits se croisent, on avance dans le temps, on saute des dizaines d'années, pour ensuite revenir en arrière rechercher quelques indices, comprendre ce qui a pu se passer dans ce pays disloqué.

Un très beau roman, retraçant l'histoire d'un peuple chamboulé et éparpillé, ayant parfois du faire le choix de "couper un doigt pour sauver la main", tout comme le père d'Abdullah et Pari.
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samedi 1 février 2014

Litté-rature

En novembre, comme tous les ans, ma mère m'a demandé si quelque chose me ferait plaisir pour Noël. Sur le coup je n'avais aucune idée, et puis avec mon déménagement, j'ai pas mal réfléchi.

Depuis quelques temps, j'ai très envie de me remettre à la lecture, parce que j'ai beau adorer ça, cela faisait déjà plusieurs années que je n'avais plus vraiment ouvert de bouquin. Pour te donner des chiffres, 2012 : un seul et unique livre lu, 2013, deux et demi. On ne peux pas vraiment dire que je dévore. Mais ces livres de 2013 m'avais bien remotivée.

Le problème des livres, c'est que c'est encombrant, très encombrant, et que je déteste m'encombrer, d'autant plus que je suis parfaitement consciente qu'il est très peu probable que je me fixe quelque part avant très très très longtemps, et que donc, les cartons de livres, non merci hein.

Alors j'ai demandé une liseuse, parce que la liseuse permet d'avoir immédiatement le livre que l'on souhaite commencer, sans avoir besoin de faire une petite commande FNAC (ouais, je suis pas trop fan d'Amazon) et d'attendre gentiment que le colis soit déposé dans la boite, et surtout parce que l'on peut avoir 1, 100 ou 1000 livres, ça prendra toujours la même place, ça pèsera toujours le même poids.

Alors Kobo est arrivé dans ma vie. Bon, comme d'habitude, quand je me retrouve avec un appareil électronique, tu peux être sur que s'il y'en avait un daubé dans les 500 du stock, il est pour moi. Ma Kobo a un souci avec la mise en veille automatique à l'aide de l'étui, elle ne marche tout simplement pas. N'ayant pas de FNAC à proximité, elle va avoir droit à un petit passage au service après vente pendant mes prochaines vacances. Mis à part ce petit souci, elle est merveilleuse.

Et elle a eu exactement l'effet que j'espérais, puisque sur le mois de janvier, j'ai lu plus de livres que ces deux dernières années réunies. Et en peu de temps, j'ai retrouvé le plaisir de lire quelques pages tous les jours avant de dormir, de suivre des histoires qui m'emmènent aux quatre coins du monde sans avoir besoin de quitter le froid bisontin.

Je sais que la mode est aux romans de science fiction en ce moment, mais personnellement j'ai du mal avec ce genre. Même si je pense que je prendrais le temps de lire la trilogie des Hunger Games, juste parce que ça ne se fait pas de dire qu'on aime pas sans avoir essayé, je préfère pour l'instant rester sur des histoires se déroulant au moins sur notre planète, même si certaines sont franchement farfelues. J'aime lire des choses qui me paraissent proches de nous, imaginables, presque réelles, pour me rappeler comme la vie peut être dure, pour me rappeler comme elle peut être belle, aussi.

Je te propose un point, tous les mois, sur les livres terminés dans le mois, et un bref commentaire sur ce que j'en ai pensé. Je pourrais aussi te faire un post plus détaillé sur ceux que j'ai particulièrement aimé (d'ailleurs, si tu veux que je détaille mon avis sur l'un de mes livres lus, tu peux demander, je ferais avec plaisir).

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows


Celui là, c'est Elsa qui me l'a mis dans les mains quand je suis passée chez elle en décembre, en me disant "tu vas voir, il est génial" (d'ailleurs, petit point pub, Elsa officie en tant que chroniqueuse BD sur le tout nouveau site 9ème art, moi je suis pas trop BD à la base, mais si tu aimes, alors je te le conseille, parce que si elle s'est engagée là dedans, c'est que ça déchire, voilà).

Je l'ai commencé sans même lire le petit texte en quatrième de couv', parce que ça me donnait l'impression d'ouvrir un cadeau bien emballé, sans même avoir une vague idée de ce qui se cachait dedans. Et j'ai eu raison de lui faire confiance, parce que ce livre est une petite pépite. Je pense que je vais lui consacrer un post en entier, il le mérite bien.

C'était mon dernier livre papier, après ça, Kobo est devenue ma meilleure amie.

L'alchimiste, de Paul Coelho


J'en avais entendu tellement de bien de celui là, que j'en attendais peut être trop. J'ai été déçue, très déçue. Alors qu'il avait pourtant tout pour me plaire au premier abord, je n'ai pas du tout accroché à ce livre, mais je n'ai aucune idée de pourquoi.

Le vieux qui lisait des romans d'amour, de Luis Sepulveda


Un roman qui nous traîne en Equateur, au fin fond de l'Amazonie, là ou se rencontrent les tribus, les gringos chercheurs d'or ou chasseurs de bêtes sauvages, mais aussi les équatoriens des petites villes perdues. Un beau roman mélangeant culture et instinct, romans d'amour et chasse au jaguar. Une véritable réflexion sur notre relation avec la nature et la barbarie humaine face à la souffrance animale. Un très joli roman.

Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à voler, de Luis Sepulveda


Celui-là, je l'ai commencé au hasard, en piochant parmi les livres téléchargés. Il est en fait parfait pour les enfants, bien plus que pour moi, mais très poétique et très mignon. Un très bon conte sur la différence, l'amitié, et les promesses tenues.

Quatre bouquins pour janvier, c'est déjà pas mal non ?
Et toi, tu lis beaucoup ? Plutôt papier ou liseuse ?



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mardi 21 janvier 2014

Expat

En octobre dernier, j'ai eu 27 ans, et une quinzaine de cheveux blancs en cadeau.

Je te rassure, j'ai digéré mes 27 ans, même si je les aime pas trop, mais alors les cheveux blancs, ils me restent en travers de la gorge, quand même.

Ça pourrait être pire, au moins j'ai encore la peau douce, MOI
Les anniversaires, c'est toujours un peu le moment des bilans, alors quelques temps avant, et surtout depuis cette date, les pensées s'amusent à tourbillonner dans mon esprit, certaines passent furtivement et s'échappent très vite, d'autres traînent un peu, évoluent, se multiplient, grandissent.

Ces derniers mois, je me suis surtout rendue compte d'une chose. J'ai 27 ans, et ce n'est pas mon célibat qui me préoccupe. Ça devrait peut être hein, mais non. Depuis le Baloo je suis plus ou moins célibataire. Par plus ou moins j'entends que j'ai eu des amoureux, mais ils sont passés, et voilà. Je le vis très bien, je veux dire, si jamais je rencontre l'homme de ma vie demain, ça sera super cool, mais je ne l'attends pas particulièrement, je n'en ai pas particulièrement envie. Pour les enfants, c'est un peu la même chose, je vois les copines en parler, tomber enceintes et accoucher les unes après les autres, et je suis heureuse pour elles, mais ça ne me dit rien. Les enfants c'est super cool chez les autres. Honnêtement, j'adore ça les gamins hein, je peux te jurer qu'en septembre dernier, j'ai le coeur qui a fondu d'un coup quand mon filleul qui ne me connait pas - je l'avais vu une fois avant, on peut dire qu'il ne me connait pas - est venu s'asseoir sur mes genoux de lui-même, mais voilà, je ne me vois pas du tout en avoir. Je ne dis pas que je n'en aurais jamais, juste pas maintenant.


Non, en fait ce qui m'a travaillé avec cette année de plus, ce sont les voyages, c'est cette fichue liste que j'ai dressé de tous les pays à visiter au cours de ma vie, des choses à y faire, des endroits à voir parce qu'ils ont simplement l'air magnifiques.

Genre magnifique comme ce paysage là en vrai (parce que la photo est franchement pas terrible)


Je fais partie de ces gens qui rêvent aussi bien du Groenland que de l'Amazonie, qui regrettent déjà de savoir que leur vie ne sera jamais assez longue pour leur permettre de tout voir, tout faire, tout sentir, tout goûter, tout découvrir.

J'ai repensé à mes 22-23 ans, au Chili. A cette époque, j'étais sure qu'à 27 ans je serais déjà loin, et que j'aurais déjà vu au moins le Costa Rica, les Etats-Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.



Nada, en fait je suis toujours là, 3 ans après, avec une liste qui s'agrandit de jour en jour sans pouvoir en rayer une seule ligne, et j'ai cette envie d'expatriation qui brûle là, tout au fond, qui me consume. Elle est comme un petit monstre affamé qui a commencé à me dévorer de l'intérieur, faute d'avoir autre chose à se mettre sous la dent.



Et je regarde ces photos, Cuba, le Chili, le Pacifique, je repense à ces rencontres, au relief qu'elles ont donné à ma vie, à la richesse qu'elles ont apporté à mes pensées.

Genre LA, c'était la première soirée salsa de toute ma vie, avec des vrais cubains
Je brûle, je te jure, je brûle.

M'en aller, courir le monde, me perdre dans des villes inconnues, voir de nouveaux océans, tester des cuisines exotiques et étranges, balbutier quelques mots accompagnés de gestes, griffonner des notes sur des carnets dans des bus, immortaliser ces instants à jamais, rire avec des inconnus, m'émerveiller devant toutes les belles choses, avoir sans arrêt un œil nouveau sur la vie, sur ma vie.

A 27 ans, j'ai la sensation que le temps s'écoule sans moi, qu'il me distance, que chaque jour qui passe est un jour de perdu sur mes rêves.

A 27 ans, il est temps que je me remue un peu, pour le devenir, ou le redevenir plutôt. Expat, ce mot bizarre regroupant tous ces gens déracinés mais pas perdus, loin de leur famille mais près de leurs rêves, plus totalement français mais jamais étrangers non plus. Ceux qui se fondent dans la masse, qui parlent assez bien pour être parfaitement compris, dont l'accent trahit leur origine mais pas tout à fait non plus. Ceux auxquels on dit "ça y est, tu es intégré, tu es de chez nous maintenant", mais sans jamais le penser vraiment.




Toutes les photos sont prises par moi-même, même le crocodile et les lions de mer, oui oui
feat. Le Chili et Cuba, deux pays que j'ai aimé tendrement.
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mercredi 1 janvier 2014

Et puis on a changé d'année, finalement

Avant d'oublier, je vais te souhaiter une très belle année 2014, avec la santé évidement, parce que c'est le plus important, mais aussi pleine de bonheur, de très beaux moments, de repas délicieux - parce que ça fait quand même trop plaisir, de bien manger -, de rires, de rêves, et d'aventures, si tu veux.

Il y'a un an, jour pour jour, je t'avais raconté comme j'étais pleine d'espoir pour 2013, comme j'étais heureuse que 2012 soit finie.

Et puis une poignée de semaine après ça, j'ai manqué de perdre ma mère et mon boulot en quelques jours.

L'année commençait mal. Ça a pas été terrible, 2013, mais il y'a quand même eu beaucoup plus de positif qu'en 2012.

Parce que 2013 a mis sur mon chemin tous ces gens qui ont rendu les belles journées encore plus belles et mis quelques rayons de soleil dans les mauvaises.

Et quand je dis "mis sur mon chemin", j'ai tord, parce que justement, en 2013, j'ai compris qu'on ne croisait pas les gens comme ça, sans faire aucun effort. Curieusement non, les gens ne débarquent pas comme ça dans notre vie, sur le pas de notre porte, se disant qu'on a l'air drôlement sympa, didon.

Il a fallu que je me mette dans de drôles de positions et que je fasse des choses qui m'ont coûtées, un peu, pour croiser ces gens là. Il a fallu que je débarque régulièrement dans des endroits où je ne connaissais personne, à des soirées ou, gênée et timide, je me demandais pourquoi, mais pourquoi donc j'avais eu l'idée lumineuse de venir suivre ce foutu cours de salsa. Il a fallu que je sourie à des inconnus, que je parle, que je donne un peu de moi-même, puis que j'ai le courage de prendre des numéros, de proposer des choses.

Mais ça a été le déclic pour moi, je me suis rendue compte que, ou que l'on aille, il y avait toujours des gens fabuleux à découvrir, il suffisait juste de fouiner un peu et de rester ouverte. J'ai réalisé que je n'avais pas peur du futur, de l'endroit dans lequel j'allais me retrouver après - parce qu'il y'a toujours un après, en ce moment, dans ma vie de baroudeuse indécise -, parce que je savais, maintenant, comment rencontrer des gens, et comment se lier assez pour ne plus jamais me sentir seule.

Et puis il y'a ceux qui étaient déjà là sans vraiment être là, tu vois. Ceux que je connais depuis des années, qui sont loin des yeux, mais, grâce aux petits miracles de la technologie, jamais du coeur. Ceux qui envoient des sms pour savoir comment ça va, qui suivent les quelques rares statuts facebook, qui envoient des coeurs et des bisous via twitter. Ceux là sont époustouflants, tu sais, parce que malgré mes escapades aux quatre coins de la France ou du Chili, ils sont toujours là, restent en contact, font en sorte de me voir quand par chance on se retrouve dans la même zone géographique. Ils sont précieux, ces amis là, mais je l'ai déjà dit ici.

En 2013, je crois aussi que j'ai bien fait le bilan sur mes envies, sur mes attentes, sur mes objectifs. Je crois que j'y vois un peu plus clair.

Et ça m'a aidé, à me fixer des objectifs pour 2014. Et celui qui est en tête de liste, c'est de changer de boulot, et de quitter Besançon par la même occasion. Pour aller où ? Je ne sais pas encore vraiment, mais une chose est sure, ce sera soit la côte Atlantique, soit le plus loin possible de la France. Parce que j'ai à la fois ce besoin de voir mon océan, d'en être proche chaque jour, mais aussi celui de partir loin, de perdre mes repères, de voir qui je serais si j'étais confrontée à une autre culture, de découvrir d'autres personnes et d'autres pays, de m'en mettre plein les yeux et le cœur.

J'ai pensé aussi beaucoup à mon métier, parce que le marketing et les statistiques, je ne m'y retrouve pas, en tout cas pas dans le médical. J'ai pensé à une foule de possibilité, et ce qui revient sans arrêt, c'est que je rêve de bosser dans l'événementiel sportif. Je n'ai pas vraiment la formation pour, je vais probablement galérer pour arriver là-dedans, mais voilà, c'est ce qui me fait vibrer. Et en ce moment, je crois que c'est important, de vibrer pour quelques chose. Alors oui, j'ai probablement un gros travail à faire pour y arriver, mais je vais entreprendre les choses, pas à pas, pour y arriver.

J'ai plein d'autres minuscules résolutions, mais je pense que ces deux là sont déjà pas mal, et risquent de me prendre pas mal de temps cette année.

Cette année 2014, je ne l'entame pas pleine d'espoir, comme 2013, mais pleine de détermination, d'envies, et pleine de rêves. Et j'ai hâte tu sais, de voir ce que je vais réussir à faire cette année, j'ai hâte de faire changer ma vie, de réaliser un peu plus mes rêves.

Et toi ?






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samedi 21 décembre 2013

Ce que l'on veut


Je sais bien que mon rythme de publication est assez..aléatoire. J'aimerais publier plus, mais bon, je crois que depuis que je suis arrivée en Franche Comté, je n'ai pas vraiment eu le temps de me poser.

Tu sais, je réfléchis beaucoup en ce moment, je réfléchis beaucoup à mon avenir. Je crois que je suis entrée dans une nouvelle dynamique depuis quelques mois. C'est comme si j'avais enfin réussi à mettre le passé derrière moi pour mettre mon futur en premier plan et enfin m'y consacrer totalement. C'est comme si toutes ces choses que je traînais me faisaient moins mal, voire plus du tout.

Mon déménagement fini, il va être temps de me consacrer à la recherche d'un nouveau travail. Et en ce moment, j'y pense beaucoup, parce qu'en fait, je me rends compte que je n'ai vraiment aucune idée de ce que je veux faire. Enfin, il y'a plein de choses qui m'intéressent, mais je n'arrive pas à savoir ce dont j'ai vraiment envie. J'ai ces mille voix qui se disputent dans ma tête - je savais bien que j'étais pas toute seule là dedans, ça aurait été trop beau - et aucune d'entre elle ne semble avoir raison.


Il y'a quelques jours, j'ai lu cet article d'Odile Sacoche, encore elle. Je ne vais pas te réexpliquer tout l'article, si ça te dit tu le lis, mais en bref elle parle d'un passage de livre qui l'a marquée, sur le fait que chaque homme transporte un "Autre". L'Autre, c'est celui qui porte les responsabilités, les obligations, la raison. L'Autre, c'est celui qui te dit que non, tu ne peux pas faire ça, parce qu'il y'a ce prêt, ce besoin de gagner ta vie, cette pression que la société a mis sur toi.

Je me suis demandé la même chose qu'Odile, après avoir lu ce post. Et si je sortais cet Autre de moi-même, qu'est ce que je voudrais ? Si jamais je n'avais pas toute cette pression, ce besoin de rembourser le prêt, de mettre à profit mes 7 années d'étude, de gagner assez bien ma vie pour vivre convenablement, quel serait mon rêve ? Qu'est ce que je voudrais faire de ma vie ?

Étonnamment, je n'ai même pas réussi à trouver la réponse. C'est comme si je pensais à tellement de choses différentes que j'en avais perdu mes rêves. Evidemment, une seule chose est sure, je ferais en sorte de voyager le plus possible, de vivre loin, très loin, parce que ça a toujours été quelque chose d'évident pour moi. Mais sinon...


Sinon je pense à des métiers, mais rien ne me semble correspondre. Ceux pour lesquels je suis formée ne m'enchantent pas, et je n'ai pas les qualités requises pour les autres.

Je pense à ma créativité, surtout, parce que clairement, ça a toujours été mon défaut, et quelque part, je le regrette, parce que j'adorerais être créative, et parce qu'en plus, je pense que je pourrais l'être. Sauf que je n'ai jamais appris à la laisser aller, cette créativité, je n'ai jamais appris à lui laisser le champ libre. Ni à la maison, ni à l'école, personne n'a jamais voulu l’entraîner un peu, si bien qu'il me parait bien plus simple de résoudre un problème avec des formules que d'imaginer comment je pourrais remplir une feuille blanche de manière esthétique.

C'est dommage, qu'on apprenne pas à tous les enfants, sans exception, à entraîner leur côté créatif. On nous apprend à lire, on nous apprend à écrire, on nous apprend à compter. plus tard on nous apprend les langues, les sciences, et on nous initie, si peu, à l'art. Mais jamais à être créatif. Ça, il faut aller le chercher ailleurs. Et moi, j'étais une petite sportive, alors je ne l'ai jamais fait.


Et c'est pas facile, à 27 ans, de s'y mettre, et pourtant j'aimerais, j'aimerais vraiment. Parce que ça m'ouvrirait peut être des portes derrières lesquelles sont les choses qui m'intéressent réellement, parce qu'en fait, j'adorerais créer, parce qu'en fait, j'en rêve, de créer. Et je crois que si je mettais l'Autre dans un coin, je choisirais de faire quelque chose de créatif, de faire naître de jolies choses à partir de rien, d'avoir plein d'idées pour mettre du fun et de la magie dans tout et n'importe quoi. Si je mettais l'Autre dans un coin, j'aurais envie d'être une vraie créative, peut importe mon domaine.

Alors je me dis qu'en fait, il va falloir que j'aille fouiner au fond de moi même, que j'aille la retrouver cachée, recroquevillée dans un coin, délaissée et peu sure d'elle, ma créativité, et que je lui donne tout ce dont elle a besoin pour s'épanouir. Et que je lui greffe deux ailes, tant qu'à faire. parce que bon, faut pas déconner non plus, j'ai 27 ans, il va falloir qu'elle mette le turbo.

Mais peut être, peut être que je peux lui donner de quoi faire pour se développer un peu, pour me développer un peu, et que si j'y arrive, je pourrais donner à ma vie une direction qui me plait déjà un peu plus.


Les photos n'ont rien à voir non, mais il fallait bien que je vous les montre

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